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Marathon Bordeaux Métropole : Jacek Cieluzcki et Gwenn Droisier vainqueurs

D 19 avril 2015     H 13:08     C 0 messages


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Une pluie battante, un public omniprésent malgré la météo, un parcours superbe en pleine nuit, cette première édition est un vrai succès. Avec la victoire du Polonais Jacek Cieluzcki (2h32’50").


« Mais qui a dit qu’il pleuvait toujours à Bordeaux ! » s’est interrogé en fin d’après-midi l’un des 19500 participants de ce 1er marathon de Bordeaux Métropole. Ah bon, Bordeaux serait une terre aussi humide ! Participants et accompagnants n’ont pas été déçus. Point de trombes d’eau, ni d’orages mais quelques seaux continus se sont déversés dès 18 heures.

Un ciel passé au lavis, une lumière tamisée et des vannes célestes sans cesse ouvertes. Ce baptême ne pouvait pas être plus arrosé. Deux heures avant le départ, on sentait déjà le mélange d’excitation et d’anxiété régnant au milieu du peloton. L’excitation de participer au 1er marathon nocturne de France se traduisait par des trépignements sur place, autant pour se réchauffer que pour évacuer le stress, des rires inopinés et des envies de prendre la poudre d’escampette. L’anxiété, elle, provoquait des files d’attente devant les toilettes mobiles, un bon moyen aussi de se protéger de la pluie, et chacun essayait de se rassurer à sa façon. Les questions fusaient de toutes parts : comment courir la nuit et sous la flotte, quelle allure adopter, comment négocier les parties sinueuses du parcours sans se mettre dans le rouge… Bref, une légion d’interrogations avant l’entrée dans l’inconnue.

Sur les coups de 20 heures, les concurrents sont prêts. Ils ont ajusté leur tenue, relacé leurs chaussures et se sont débarrassés des sacs poubelles. Le speaker réchauffe l’atmosphère et galvanise les troupes. Alain Juppé lâche alors les fauves. Direction le pont Chaban-Delmas. Un à un, les sas se libèrent et le serpent des 7000 marathoniens se déroule à travers la ville. Le public est venu en nombre sur les premiers hectomètres encourager ces forçats du bitume. Après avoir enjambé le pont de Pierre, l’essaim, toujours aussi compact, emprunte désormais les longues lignes droites matinées de quelques faux plats pour rallier les châteaux.

Belharizi maîtrise

Saïd Belharizi, employé municipal à la mairie de Mérignac, est le premier à pénétrer sur le domaine de Picque-Caillou à Mérignac (km 13). Il traverse la propriété sans passer par la case dégustation. On n’est pas au Médoc, ici ! Il poursuit sa chevauchée en rasant les chais du château Pape-Clément à Pessac et se faufile dans les graves au milieu du vignoble. Si le public est plus épars sur cette portion moins urbaine, les musiciens s’en donnent à cœur joie pour éviter aux coureurs les longs moments de solitude. Les bénévoles, eux, distribuent les éponges magiques, ravitaillent les assoiffés et remontent le moral des plus fragiles.

Retour désormais vers le futur. Belharizi est toujours en tête. Mais il est talonné par trois hommes, Simon Bousquet (Issy), le Polonais Jacek Cieluzcki et Mathieu Davion (Bordeaux Athlé). On aborde le 20ème kilomètre. Bordeaux est en vue. Barrière Saint-Genes, place de la Victoire. À chaque intersection, les encouragements fusent. Forcément, le troupeau est plus clairsemé désormais. Pour certains, les tendons d’Achille commencent à grincer. Pour d’autres, les pieds souffrent. Des ampoules géantes doivent leur servir de lampadaire. On arrive enfin à la bien nommée place des Martyrs de la Résistance scellant le fameux mur du 30ème kilomètre. Les plus forts le franchissent sans encombres. Allez, plus que dix bornes.

Les leaders maintiennent l’allure. La pluie s’est enfin arrêtée. Un mauvais présage pour Belharizi qui préfère les conditions dantesques. Au 40ème rugissant, il est toujours en pole mais il sent le souffle de Cieluzcki dans son cou. Cet incroyable retour va se conclure par une victoire aussi ébouriffante qu’inattendue de ce Polonais qui réside en Angleterre. Éreinté, rincé mais fier et heureux, il inscrit son nom au palmarès à l’encre indélébile et en 2h32’50". Il l’emporte donc, de très peu, devant Saïd Belharizi, 2ème en 2h33’02". La 3ème marche du podium revient à Simon Bousquet qui franchit la ligne d’arrivée en 2h34’50".

Chez les femmes, victoire de Gwenn Droisier en 3h06’14". Ses dauphines, Cécile Hebert et Aurélie Danglade, 2ème et 3ème, terminent assez proches l’une de l’autre, dans les chronos de 3h16’48" et 3h17’38". Allez vite, on attend la deuxième édition.

* Article publié par Alain Goujon


Voir en ligne : Sud Ouest

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