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Les Templiers

dimanche 25 octobre 2009

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Bonjour à tous

A l’occasion de cette course mythique, l’excellent Antoine nous avait trouvé un nom de scène. En l’occurrence, ce sera d’Artagnan (alias Alberto), Athos (Ludo), Porthos (Antoine) et Aramis pour moi. Nous voilà donc sur le départ ce vendredi midi, non pas avec nos épées mais avec nos sacs de sport et nos chaussures de trail. Nous avons décidé d’effectuer le trajet en 2 étapes et prenons la direction d’Auriac-Lagast, commune située à quelques kilomètres de Rodez. Nous arrivons à la chambre d’hôtes juste à l’heure de passer à table. Apéro + spécialités locales puis gros dodo.

Le lendemain, après un copieux petit-déjeuner, nous reprenons la route vers Nant en passant par Millau. Nous sommes attendus à la ferme de l’Aubiguier sur le plateau du Larzac. Nous sommes également logés en chambre d’hôtes à environ une douzaine de kilomètres du lieu de départ de la course. Dans l’après-midi, nous allons retirer nos dossards ou nous suivrons l’arrivée des dernières concurrentes de la Templière et des premiers du marathon des Causses puis nous rentrons effectuer les derniers préparatifs avant d’aller déguster une bonne plâtrée de pâtes. Malgré le changement d’heure, la nuit sera courte. Heureusement, nous trouverons assez vite le sommeil.

Jour J

Dimanche, c’est le grand jour. Le réveil sonne à 3h. Nous déjeunons, nous préparons puis prenons le chemin du départ peu après 4h. Il n’y a pas encore trop de monde lorsque nous arrivons sur place et nous trouvons assez facilement un endroit pour nous stationner. Photo des 4 mousquetaires puis nous allons attendre tranquillement le coup de feu. Après quelques belles paroles de l’organisation et des principaux favoris, il est temps de passer aux choses sérieuses. Les frontales s’allument et le départ de la 15 ème édition des Templiers est donné sous les feux de Bengale et sur une musique d’ERA. J’ai beau l’avoir déjà visionné en vidéo, en réel, c’est carrément autre chose. Ça prend aux tripes, ça commence très fort. 2880 trailers entament leur longue procession sur un tracé de 70 km entre Causses et Cévennes avec un dénivelé de 3200 m. D’artagnan est parti devant, c’est normal, c’est le chef. D’ailleurs, on ne le reverra qu’à l’arrivée.

La farandole lumineuse file en direction de Sauclières qui sera notre 1er ravitaillement (juste en eau). Il fait déjà chaud et avec Porthos, je fais tomber le coupe-vent. Ma petite expérience sur 100 km me pousse à partir très prudemment d’autant plus que le tracé, durant les 20 premiers km est relativement roulant. Après le 1er ravito, les difficultés commencent. On ne tarde pas à attaquer la longue montée sur le mont Saint Guiral, point culminant du parcours (1300 m). J’avais décidé, dès le départ, de gravir les montées en marchant, ceci afin de garder un maximum de jus le plus longtemps possible. En haut, le ciel est brumeux et les rafales de vent me glacent jusqu’aux os. Peu après, nous entamons la descente sur Dourbies. Le ciel commence à se dégager et le soleil pointe timidement son nez.

Le 1er ravitaillement complet (eau, glucose, sucré et salé) nous attend (passage en 5h33). Je rejoins Athos et Porthos, partis quelques encablures devant moi. L’organisation a d’ailleurs eu la bonne idée de mettre tous les ravitos avant une montée ce qui permet de manger et commencer la digestion. Même scénario pour rallier Trèves. Montée puis descente très technique (du moins, pour moi) avec de magnifiques panoramas qui s’offrent à nos yeux. Les premières ampoules aux talons apparaissent sans me faire trop mal pour l’instant. Je rejoins Trèves pour le second ravitaillement complet (passage en 7h08). Comme à Dourbies, Porthos et Athos sont déjà là à m’attendre. Ça sera d’ailleurs la dernière fois que l’on se verra jusqu’à l’arrivée. On repart ensemble mais, assez rapidement, je n’arrive pas à les suivre. La bonne vingtaine de kilomètres qu’il me reste à effectuer va donc se faire au mental. Les 13 km qui nous séparent de Cantobre me paraissent interminables. Nous avons à peine entamé la seconde descente très technique du tracé que nous entendons déjà la foule massée en bas. Dur, dur pour le moral. Nous arrivons enfin au troisième ravitaillement complet (passage en 10h08). Il est temps car ma réserve en eau est épuisée. Je refais donc le plein et j’en profite pour m’asseoir quelques instants. J’ai les jambes qui flageolent. Les ampoules me gênent de plus en plus pour une bonne pose du pied. Je fais quelques étirements avant de repartir car les muscles des cuisses et des mollets se sont bien durcis.

Pour la dernière partie du parcours, je trouve quelques compagnons d’infortune. Je rejoins le Roc Nantais. Du sommet, on entend le speaker, il reste environ 3 km mais pour l’avoir vu en vidéo, je sais que ce n’est pas encore fini. La dernière descente qui nous amène à Nant est rude et pentue, au point d’avoir mis des cordes pour parer une éventuelle défaillance. Ça y est, nous sommes en bas. Quelques hectomètres plus une petite cote et j’attaque la dernière ligne droite pour rallier l’arrivée en 12h02 ce qui me classe 1378 ème sur 1925 arrivants. Les autres mousquetaires ont franchi la ligne en 10h54 (D’Artagnan), 11h07 (Porthos) et 11h14 (Athos). Remise de la médaille et du superbe tee-shirt finisher. J’aperçois Porthos qui scrute le classement en quête d’un éventuel podium. Je ne suis plus très lucide et il va m’accompagner au ravitaillement. Après avoir retrouvé mes esprits, je croise Arthur. Nous discutons quelques instants mais comme nous sommes attendus, je n’aurais pas la chance de rencontrer les autres membres de l’illustre confrérie du GCO. Retour au gite (entre-temps, nous avons récupéré Athos et D’artagnan). Au programme : apéro, une bonne soupe et au lit. Vu la fatigue, le suppo ne sera pas nécessaire. Nous nous endormons tous les 4 comme des masses.

Epilogue

Lundi matin, après la photo avec les tee-shirts finishers et un bon petit déjeuner, c’est l’heure du retour sur la région parisienne. En conclusion, des paysages magnifiques, une superbe organisation, un parcours très éprouvant et la satisfaction d’être aller au bout pour mon 1er trail longue distance. Si je reviens, et à priori, je reviendrais, il faudra revoir la préparation car nos terrains de jeux dans l’Essonne ne sont pas assez sélectifs pour une épreuve de ce type.


Portfolio

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