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Aurore Kassambara : « Faire des sacrifices »

Publié le samedi 15 décembre 2007 à 05h25min

Confrontée à des minima élevés imposés par la fédération, Aurore Kassambara, championne de France du 400 m haies, a décidé de mettre tous les atouts de son côté. Pour décrocher son ticket pour les JO en fournissant les efforts nécessaires tant sur le plan de l’entrainement que médical ou diététique.

Année 2008, année olympique… Aurore Kassambara, allez-vous apporter des modifications à votre entraînement dans la perspective des JO de Pékin ?

Effectivement, avec mon entraineur, on va certainement apporter quelques changements. On va notamment tenter de mettre en place une collaboration avec Stéphane Caristan. Tout n’est pas encore finalisé mais je vais essayer de travailler à ses côtés deux semaines par mois. Je pense qu’il a beaucoup de choses à m’apporter puisqu’au cours de sa carrière d’athlète, il a suivi un parcours sensiblement identique au mien. Il a débuté sur 110 mètres haies avant de passer sur le 400 mètres haies, c’est pourquoi je pense qu’il peut m’aider à progresser dans tous les domaines, tant sur le plan technique, qu’au niveau de la musculation…

Alors que vous étiez par le passé plus une spécialiste des courtes distances (100 mètres haies et 200 mètres), à quel moment et pour quelles raisons avez-vous décidé de monter sur le 400 mètres haies ?

La transition s’est faite en 2004. A la suite de bons résultats enregistrés à la fois sur le 100 mètres haies et sur le 200 mètres, mon entourage m’a assuré à plusieurs reprises que j’avais les qualités pour briller sur le 400 mètres. Je ne parvenais pas à passer un cap sur le 100 mètres haies, je devais toujours me contenter d’une 4 ème ou 5 ème place au niveau national, c’est pour cette raison que j’ai décidé, en milieu de saison, de passer sur le 400 mètres haies. La transition n’a pas été évidente, il a fallu beaucoup travailler mais dès la première saison, je réussis à prendre une 4 ème place prometteuse aux championnats de France avant de remporter le titre cette année.

Votre place aux JO n’est pas encore assurée. La chasse aux minima n’est pas fatigante mentalement ?

Je ne suis sur cette discipline que depuis 2004. C’est donc un peu comme si je repartais à zéro, je suis encore nouvelle sur cette distance. Je ne ressens donc pas encore de lassitude même s’il est vrai qu’il est toujours lassant, usant de courir constamment après les minima imposés par la fédération française. Je pense cependant que j’ai vraiment les capacités de décrocher mon ticket pour les JO. Je ne connais pas encore mes limites mais je suis prête à faire les sacrifices nécessaires pour y arriver.

Les minima n’ont pas été encore révélés par la fédération française. A quoi vous attendez-vous ?

Je pense qu’ils vont être du même niveau que l’année dernière pour les championnats du monde d’Osaka, de l’ordre de 55’’15. Il faut avoir conscience que nous sommes le seul pays à avoir des minima aussi difficiles. Quand j’en parle avec mes principales concurrentes étrangères, elles en restent sans voix. Avec ma meilleure perf’ de la saison dernière (56’’23), elles étaient déjà assurées de participer aux JO de Pékin.

Pensez-vous qu’imposer des minima très élevés est le bon moyen pour obtenir des bons résultats ?

Pousser les athlètes à signer des minima très élevés n’est pas forcément la bonne méthode. A force de courir après les chronos tout au long de la saison, ils s’usent et n’ont parfois plus les ressources d’assurer en grand championnat. Pour certaines disciplines, comme la mienne par exemple, fixer des minima trop élevés est parfois démotivant et ne pousse pas les athlètes à tenter leur chance. Ce n’est pas pour rien si, depuis quelques années, peu de françaises sont présentes sur le 400 mètres haies.

Quels changements a apporté la professionnalisation dans votre vie d’athlète ?

Les plus grands changements sont d’ordre financier. Je suis maintenant mensualisée et touche une somme fixe calculée en fonction des résultats de la saison précédente. C’est un système qui permet de se concentrer pleinement sur la préparation et l’entrainement. Je peux également avoir accès à la structure médicale du Team Lagardère et également, si nécessaire, bénéficier des connaissances et des conseils de l’encadrement.

Dans ce cadre, une série de meetings en France a également été montée depuis un an...

Cinq meetings en France ont effectivement été créés. Ça nous permet dans un premier temps de limiter des déplacements parfois fatigants et coûteux et de nous confronter régulièrement les uns aux autres ainsi qu’à des athlètes étrangers. Plusieurs minima ont ainsi été réalisés en France l’année dernière. Cette série de meetings est également une belle vitrine pour l’athlétisme français.

Pouvez-vous nous décrire votre semaine type d’athlète de haut niveau ?

De manière générale, je travaille le matin afin de pouvoir me concentrer chaque après-midi à mon entraînement. J’ai ainsi 2 à 3 heures d’entrainement 6 jours sur 7, consacrées à la musculation, au travail foncier, à la capacité aérobie ou plus spécifiquement aux haies ou au sprint. Contrairement aux précédentes saisons, je fais également l’effort de m’accorder une séance de kiné par semaine, de façon préventive, afin de palier toute éventuelle blessure et d’améliorer ma récupération. Au niveau diététique, je fais attention à manger sainement, à ne pas trop consommer d’alcool, à ne pas grignoter.


Voir en ligne : Eurosport

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