Marathon de Kongsvinger : Olle Algotson et Rikke Melstrom victorieux

Marathon de Kongsvinger : Olle Algotson et Rikke Melstrom victorieux

par Marathons.fr

La trente-et-unième édition du Taupo Marathon, qui avait lieu, ce samedi 01 aout, dans la ville de Taupo, ville de l’Île du Nord de la Nouvelle-Zélande, située sur la rive nord-est du lac Taupo avec la route State Highway juste à l’ouest menant à langue, a été remporté par le suédois Olle Algotson et la norvégienne Rikke Melstrom.

Le Marathon de Kongsvinger 2026 s’est déroulé le samedi 1er août 2026 à Kongsvinger, en Norvège. Cette épreuve est réputée comme l’un des rares marathons entièrement forestiers du pays, avec un parcours qui emprunte principalement des routes forestières et des sentiers dans un environnement naturel vallonné. Plusieurs distances étaient proposées : 42,195 km, semi-marathon (21,1 km), 10 km, 4,2 km et une course enfants de 422 m.

L’édition 2026 a bénéficié d’une météo estivale, avec des températures relativement élevées sous le couvert forestier. Le parcours, alternant longues portions roulantes et secteurs plus techniques, est resté fidèle à sa réputation de marathon exigeant. Les nombreux postes de ravitaillement ont permis aux participants de gérer efficacement leur effort tout au long de la journée.

Au petit matin, la ville semblait encore hésiter entre le sommeil et l’éveil. Une lumière douce enveloppait les maisons de bois, les rues calmes et les paysages verdoyants qui entourent cette cité de l’est norvégien. Sur la ligne de départ du Marathon de Kongsvinger, les coureurs se sont rassemblés peu à peu, certains concentrés dans leur bulle, d’autres échangeant quelques mots avec des inconnus devenus compagnons de route pour quelques heures.

Il y avait dans cette course une atmosphère particulière : moins celle d’un grand rendez-vous urbain que celle d’une aventure au cœur d’un territoire. Ici, pas de longues avenues bordées de milliers de spectateurs. Le décor est celui de la Norvège intérieure : la rivière Glomma qui accompagne une partie du parcours, les forêts profondes qui entourent la région, l’air frais du matin et cette impression de courir dans un immense espace ouvert.

À l’heure du départ, un mélange d’excitation et d’appréhension traversait le peloton. Les premiers kilomètres sont parcourus avec prudence. Les jambes sont fraîches, les sourires nombreux, et chacun cherche son rythme. Les favoris prennent rapidement leur place à l’avant, tandis que derrière eux, la majorité des participants commence surtout un long dialogue avec eux-mêmes : celui de l’endurance, de la patience et de la gestion de l’effort.

Le parcours dévoile progressivement son caractère. Les portions rapides alternent avec des passages plus isolés où le bruit des chaussures sur l’asphalte devient presque la seule musique. Dans les zones boisées, les coureurs disparaissent parfois dans un couloir de verdure, avant de réapparaître sous une lumière plus large, portés par les encouragements des bénévoles installés aux ravitaillements.

Ces bénévoles sont les visages du marathon. Quelques mots d’encouragement, un verre d’eau tendu au bon moment, un sourire lorsque la fatigue commence à apparaître : de petits gestes qui prennent une grande importance après plusieurs dizaines de minutes d’effort. Dans une épreuve où chaque kilomètre compte, le soutien extérieur devient une énergie supplémentaire.

À mesure que la distance augmente, la course change de visage. Les conversations diminuent, les regards se concentrent, les foulées deviennent plus mesurées. Le marathon révèle alors sa vérité : ce n’est pas seulement une épreuve physique, mais une succession de décisions. Accélérer ou patienter. S’accrocher ou accepter un moment plus difficile. Continuer à avancer lorsque le corps commence à réclamer une pause.

Sur la seconde moitié du parcours, la chaleur de la journée se fait davantage sentir. Les coureurs expérimentés savent que le marathon commence réellement après le trentième kilomètre. Les écarts se creusent, les émotions deviennent plus visibles. Certains luttent contre la fatigue, d’autres savourent chaque instant d’un défi préparé depuis des mois.

Puis arrive le dernier kilomètre. Les épaules se redressent, les visages changent. La ligne d’arrivée n’est plus une simple destination : elle devient le résumé de toutes les heures d’entraînement, des sorties matinales sous la pluie, des doutes surmontés et des objectifs poursuivis.

Les derniers mètres sont parcourus avec une intensité particulière. Certains lèvent les bras, certains cherchent un proche du regard, certains franchissent la ligne en silence, simplement heureux d’avoir terminé. Peu importe le chrono, chacun emporte avec lui une histoire différente.

Le Marathon de Kongsvinger 2026 laisse ainsi l’image d’une course à taille humaine, où la performance côtoie l’expérience personnelle. Dans ce coin de Norvège où la nature occupe une place centrale, courir 42,195 kilomètres devient plus qu’une épreuve sportive : une rencontre avec un paysage, avec les autres coureurs et avec ses propres limites.

Lorsque les derniers participants quittent l’aire d’arrivée, Kongsvinger retrouve doucement son calme. Mais pendant quelques heures encore, dans les conversations des coureurs, une phrase revient souvent : « J’y étais ».

Le vainqueur de l’édition 2026 l’emporte donc, en 3h04’24". Il devance le norvégien Sindre Weydahl, qui termine en 3h10’44". Le podium est complété par un autre norvégien, Sondre Bolstad, qui franchit la ligne d’arrivée en 3h11’00".

Chez les dames, c’est donc Rikke Melstrom (3h48’23"), qui l’emporte. Elle précède la suédoise Cornelia Kesti, 2ème en 4h00’44" et une autre norvégienne, Kristin Odegard Rendalen, 3ème en 4h16’47".

Bien que le Marathon de Kongsvinger reste une épreuve de taille modeste comparée aux grands marathons urbains, son ambiance est particulièrement conviviale. Les bénévoles, les clubs locaux et les habitants de la région assurent un accueil chaleureux, tandis que les coureurs apprécient le calme de la forêt et l’organisation réputée de cette course, organisée depuis plusieurs décennies.

Le Marathon de Kongsvinger 2026 (Kongsvinger Skogsmaraton) fut la dernière édition sur le parcours historique de Sæter : la course du samedi 1er août 2026 marquait la fin de cette boucle connue, utilisée depuis que l’épreuve est devenue un marathon forestier au milieu des années 1990.

Source : Marathons.fr
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