Marathon de Lausanne : Succès pour Guillaume Adam et Fiona Jungen
Pour sa trente-troisième édition, qui se déroulait ce dimanche 25 octobre, le Marathon de Lausanne, qui avait lieu dans la ville de Lausanne, ville sur le lac Léman, dans le canton francophone de Vaud, en Suisse, a vu les victoires du français Guillaume Adam et de la suissesse Fiona Jungen.
Le Marathon de Lausanne est un rendez-vous important du calendrier suisse de course à pied. Son cadre exceptionnel, entre les rives du Léman, les quais de Lausanne et les paysages du Lavaux, en fait une épreuve appréciée aussi bien des coureurs amateurs que des marathoniens expérimentés.
Disputée le dimanche 25 octobre 2026, la 33e édition a réuni 11 755 participants, toutes les épreuves confondues. La météo automnale, marquée par la pluie et le vent, a rendu la journée exigeante, sans empêcher les coureurs et les spectateurs de faire de cette classique suisse une belle fête populaire.
L’édition affichait complet, avec une hausse particulièrement importante du nombre de participants au marathon. L’organisation avait enregistré 3 379 inscrits sur la distance reine, soit 998 de plus que l’année précédente. Le semi-marathon comptait 6 295 inscrits, tandis que le 10 km réunissait 5 103 coureurs et 748 participants à la marche.
Le rendez-vous a donc confirmé son attractivité, aussi bien auprès des spécialistes de la longue distance que des coureurs venus relever un défi personnel.
Chez les dames, Fiona Jungen l’emporte donc, en 2h50’35". Pour sa deuxième expérience sur la distance, la jeune athlète suisse a remporté le marathon féminin au terme d’une course pleine. Elle a notamment résisté aux difficultés musculaires ressenties à partir du 30e kilomètre. La victoire de Fiona Jungen constitue l’un des faits marquants de cette édition. Son succès récompense une course courageuse et une bonne gestion de l’effort sur les derniers kilomètres.
Elle devance sa compatriote Clara Masserey, 2ème en 2h51’57" et la française Olivia Monzon, 3ème en 2h55’29".
La quatrième place de Séverine Ropert, en 3 h 01 min 11 s, est également à souligner. Au total, trois femmes ont terminé sous les 3 heures, malgré une météo peu favorable.
Du côté des hommes, Guillaume Adam gagne donc, en 2h25’28". Vainqueur du marathon masculin, le français a réalisé une course solide malgré les conditions météorologiques difficiles. Deuxième en 2025, il a cette fois remporté l’épreuve en solitaire.
Il précède le suisse Antoine Grisel, qui s’empare de la seconde place avec un chrono de 2h28’47" et l’américain Lawrence Stokes, qui complète le podium en franchissant la ligne d’arrivée en 2h31’41".
La densité du classement montre que le niveau sportif était intéressant jusque dans le top 10. Les dix premiers ont tous terminé en moins de 2 h 42, une performance remarquable sur un parcours qui, malgré son profil globalement descendant, ne permet pas de faire abstraction des conditions météorologiques.
Un parcours entre Lausanne, Lavaux et Vevey
Le parcours demeure l’un des grands atouts du Lausanne Marathon. Le départ est donné place de Milan, et l’arrivée est installée place Bellerive, à Ouchy, au bord du Léman. Les marathoniens parcourent 42,195 km en direction de la Riviera vaudoise, avec un demi-tour dans le secteur de Vevey.
Le tracé traverse notamment les secteurs de Pully, Lutry, Cully, Rivaz et Corseaux, au milieu des paysages viticoles de Lavaux.
Le profil présente environ 80 mètres de dénivelé positif et 146 mètres de dénivelé négatif. Le bilan descendant est favorable aux performances, mais ne signifie pas que la course soit facile : les changements de rythme, les relances et les conditions météo pèsent sur les organismes.
Cette configuration est intéressante pour les coureurs qui recherchent un marathon rapide tout en profitant d’un cadre naturel exceptionnel. Elle permet aussi aux spectateurs de retrouver plusieurs points de passage le long du lac.
La météo : un facteur déterminant
La pluie et le vent ont marqué cette édition du 25 octobre. Pour les marathoniens, ces conditions représentent plusieurs difficultés :
- La gestion de l’allure : le vent peut pénaliser les portions exposées au bord du lac.
- Le refroidissement : les vêtements humides rendent l’attente et les kilomètres de course plus inconfortables.
- La dépense énergétique : courir face au vent demande davantage d’effort à vitesse égale.
- La fin de course : après 30 km, la fatigue musculaire rend plus difficile le maintien de l’allure prévue.
Les performances de Guillaume Adam et de Fiona Jungen prennent donc une dimension particulière. Tous deux ont réussi à s’imposer dans des conditions qui exigeaient de la patience et une bonne gestion de l’effort.
Il convient toutefois de ne pas attribuer automatiquement chaque chrono à la météo : les résultats dépendent également du niveau de préparation, de la stratégie de course et de la forme du jour.
En définitive, le Marathon de Lausanne 2026 aura été une édition exigeante sur le plan météorologique, mais riche en performances. Les victoires de Guillaume Adam et de Fiona Jungen, le record de Brian Kipchumba et le duel spectaculaire du 10 km constituent les principaux faits sportifs de cette journée.
La course conserve ainsi sa place parmi les grands rendez-vous automnaux de la course sur route en Suisse, grâce à son organisation, à son parcours au bord du Léman et à l’enthousiasme des participants comme du public.
- 👉 25/10/2026 Marathon de Lausanne
Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.