North Pole Marathon : Wang Shengxian et Rikke Dam victorieux
L’édition 2026 du North Pole Marathon, qui avait lieu, ce dimanche 19 juillet, dans le camp Barneo, base de glace privée russe temporaire, établie chaque année depuis 2002 sur une banquise relativement proche du pôle Nord, a été remporté par le chinois Wang Shengxian et la danoise Rikke Dam.
C’est le seul marathon certifié qui se déroule entièrement sur l’eau gelée de l’océan Arctique. C’est également le marathon le plus au nord du monde.
Le Marathon du pôle Nord, surnommé le « marathon le plus froid du monde », se déroule à 90 degrés de latitude nord, un lieu sans routes, sans villes, sans tribunes et sans la sécurité d’un sol solide. Sous les pieds des coureurs, il n’y a ni asphalte, ni terre, mais une banquise flottant au-dessus des profondeurs de l’océan Arctique.
Vingt-trois coureurs originaires de sept pays ont voyagé jusqu’au cœur de l’Arctique pour participer à ce que les organisateurs décrivent comme le « marathon le plus cool du monde » , organisant à la fois des courses de marathon et des courses plus courtes sur une étendue de glace de mer flottante en perpétuel mouvement.
Les concurrents ont atteint le pôle Nord à bord du navire d’expédition polaire français Le Commandant Charcot, avant de s’élancer sur la banquise pour parcourir un circuit de 1 055 mètres. Chaque coureur a effectué plusieurs tours, vêtu de vêtements thermiques et de gilets de sauvetage, sous la surveillance constante des équipes de sécurité.
La course n’était pas seulement une course contre la montre. Des gardes armés patrouillaient le parcours tout au long de l’événement, surveillant les ours polaires, l’un des dangers bien réels de la compétition dans l’un des environnements les plus reculés de la planète.
Mais le plus grand défi ne réside pas seulement dans la distance. Au pôle Nord, il n’existe aucune surface plane et stable. La glace se déplace, se fissure et se modèle sous l’effet du vent et des courants océaniques. Les coureurs ne parcourent jamais exactement le même itinéraire que les participants précédents, car le paysage arctique est en perpétuelle évolution.
Dans un lieu sans arbres, sans bâtiments, sans le moindre bruit de civilisation, chaque pas devient un combat entre le corps et la nature. Point de foule en liesse, point de musique dans les haut-parleurs, point de l’ambiance familière d’un marathon urbain. Il n’y a que la glace, le vent et sa propre détermination.
Le vainqueur de l’édition 2026 l’emporte donc, en 3h52’22". Il devance son compatriote Yusheng Ni, qui termine en 4h07’26". Le podium est complété par le français Laurent Buziaux, qui franchit la ligne d’arrivée en 4h35’07".
Chez les dames, c’est Rikke Dam (6h54’02"), qui l’emporte. Elle précède l’australienne Katie Sarah, 2ème en 6h56’41" et la française Sarah Becker, 3ème en 7h21’06".
Le Marathon du Pôle Nord n’est pas une épreuve à laquelle n’importe quel coureur peut s’inscrire. C’est un défi qui exige une excellente condition physique, une grande force mentale et la volonté de sortir de sa zone de confort.
Pour de nombreux participants, il ne s’agit pas simplement d’une course de plus au calendrier, mais d’un rêve devenu réalité : celui de se tenir une fois pour toutes dans un lieu qui symbolise l’exploration et l’inconnu depuis des siècles.
De tout temps, le pôle Nord a attiré explorateurs, aventuriers et personnes désireuses de repousser les limites du possible. Aujourd’hui, les marathoniens en font partie.
Leurs armes ne sont plus des navires d’expédition ni des cartes de territoires inconnus. Leurs armes sont des baskets, la persévérance et une incroyable volonté de se prouver à eux-mêmes qu’ils en sont capables.
Mais dans un endroit comme celui-ci, le vainqueur n’est pas seulement celui qui franchit la ligne d’arrivée en premier.
Chaque participant qui atteint le pôle Nord et termine le marathon a déjà accompli quelque chose qui restera à jamais gravé dans son histoire. Car ici, on ne court pas seulement contre les autres ; on court contre le froid, la peur et ses propres limites.
Pour ajouter au caractère extraordinaire de l’événement, les organisateurs ont indiqué que le parcours de la course avait disparu quelques heures plus tard seulement, la banquise poursuivant sa dérive et sa fragmentation inexorables.
Pour ceux qui ont franchi la ligne d’arrivée, c’était bien plus qu’un simple marathon. C’était une course disputée sur un terrain qui, littéralement, n’existe plus.
- 👉 19/07/2026 North Pole Marathon
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