Marathon de Spa-Francorchamps : Valentin Poncelet et Margaux Less vainqueurs
Publié le dimanche 15 mars 2026 à 11h41min
La dixième édition du Marathon de Spa-Francorchamps, qui avait lieu, ce samedi 14 mars, à l’occasion du Spa-Francorchamps Run, sur le circuit de Spa-Francorchamps, circuit automobile situé à proximité de Francorchamps dans la province de Liège, en Belgique, a été remporté, par les belges Valentin Poncelet et Margaux Less.
Un 10ème anniversaire ça se fête ! Et pour les 10 ans de la Spa-Francorchamps Run, il y avait du monde et un invité de marque : la neige. Au final, un joli succès.
L’édition 2026 du Spa-Francorchamps Run marquait la 10ème édition de cette course à pied unique organisée sur un circuit automobile de Formule 1. L’événement a affiché complet, attirant plusieurs milliers de coureurs venus de Belgique et de toute l’Europe. Les participants ont pu choisir parmi quatre distances : Marathon (42,195 km), Semi-marathon (21,1 km), 14 km et 7 km. Toutes les épreuves sont parties à 9h devant la tribune principale du circuit.
Le marathon consistait en 6 tours du circuit, chaque boucle mesurant environ 7,004 km avec 102 m de dénivelé positif. Au total, les marathoniens ont donc affronté plus de 600 m de dénivelé positif. Les coureurs ont parcouru plusieurs virages célèbres du circuit : le raidillon de l’Eau Rouge, montée très raide pouvant atteindre 18 %, la ligne droite de Kemmel, longue montée progressive, le virage de Blanchimont ou la chicane Bus Stop avant la ligne d’arrivée.
Ce tracé est considéré comme l’un des plus difficiles parmi les marathons "sur circuit", en raison des fortes variations d’altitude, de la répétition des montées à chaque tour et du climat changeant des Ardennes belges.
Comme souvent dans cette région située à plus de 400 m d’altitude, les conditions météo étaient fraîches et changeantes. Les coureurs ont dû composer avec des températures basses typiques de la mi-mars, du vent sur les portions ouvertes du circuit et une fatigue progressive liée aux montées répétées.
Malgré cela, l’ambiance était particulièrement festive grâce aux spectateurs installés dans les tribunes et dans les paddocks.
Le vainqueur de l’édition 2026 l’emporte donc, en 2h39’54". Il devance le moldave Saranciuc Gheorghii, qui termine en 2h59’52". Le podium est complété par le hollandais Jelle Nieuwendaal, qui franchit la ligne d’arrivée en 3h00’52".
Chez les dames, c’est donc Margaux Less (3h45’53"), qui l’emporte. Elle précède la hollandaise Sarah Roelofs, 2ème en 3h51’38" et la française Virginie Gamblin, 3ème en 4h02’17".
Dans la fraîcheur matinale des Ardennes belges, le mythique Circuit de Spa‑Francorchamps s’est réveillé le 14 mars 2026 avec un spectacle inhabituel. Pas de rugissement de moteurs, pas d’odeur d’essence. À la place, le bruit feutré de milliers de foulées et l’excitation palpable de coureurs venus vivre un défi unique : courir un marathon sur l’un des circuits automobiles les plus légendaires du monde.
9h précises. Sur la ligne droite des stands, plusieurs milliers de participants se massent sous l’arche de départ. Certains sont concentrés, d’autres immortalisent l’instant avec leurs téléphones. Courir ici, là où les monoplaces de Formula One atteignent plus de 300 km/h, a quelque chose d’irréel.
Le coup d’envoi est donné. La foule s’élance. Les premiers mètres sont rapides, presque trop faciles. L’asphalte est large, l’ambiance euphorique, et les spectateurs installés dans les tribunes encouragent déjà les coureurs.
Mais Spa ne laisse jamais respirer longtemps.
Le Raidillon : premier choc
À peine quelques minutes après le départ, les coureurs abordent la montée la plus célèbre du circuit : le raidillon de l’Eau Rouge.
La pente se cabre brutalement. Certains ralentissent immédiatement, d’autres tentent de maintenir leur rythme. Les jambes brûlent déjà. On comprend vite que ce marathon sera tout sauf roulant.
Au sommet, les coureurs jettent un regard derrière eux : la piste plonge dans la vallée. Un panorama impressionnant, mais il faut repartir.
La longue bataille des tours
Le marathon se dispute sur six boucles du circuit, et très vite le peloton se fragmente.
Dans la ligne droite de Kemmel, le vent se fait sentir. Les leaders prennent déjà quelques dizaines de mètres d’avance, tandis que les coureurs amateurs trouvent leur rythme.
Tour après tour, le circuit dévoile son caractère :
- la montée interminable vers Kemmel
- les courbes rapides de Blanchimont
- la chicane finale avant de repasser devant les stands
Chaque passage devant les tribunes redonne de l’énergie. Les encouragements résonnent dans les gradins comme lors d’un week-end de Grand Prix.
Le mur invisible du quatrième tour
Vers le 30ème kilomètre, les visages changent. Les discussions disparaissent. Les respirations deviennent plus lourdes.
La montée du Raidillon, déjà difficile au début, devient un véritable mur. Certains marchent quelques secondes. D’autres serrent les dents pour continuer à courir.
C’est souvent ici que la course se décide.
Le dernier tour : l’effort ultime
Lorsque la cloche du dernier tour retentit près des stands, un mélange de fatigue et d’euphorie envahit les coureurs. Plus que sept kilomètres.
La dernière ascension du Raidillon est la plus redoutée. Les jambes sont dures, mais l’idée de franchir la ligne d’arrivée pousse chacun à avancer.
Dans la descente vers Blanchimont, certains accélèrent pour grappiller quelques places. Les derniers hectomètres arrivent.
L’arrivée : le triomphe sur l’asphalte
La chicane finale approche. Puis apparaît la ligne droite des stands.
Les coureurs lèvent les bras, franchissent la ligne, souvent épuisés mais heureux. Des bénévoles passent les médailles autour des cous, tandis que les applaudissements des spectateurs résonnent dans les tribunes.
Courir ici n’est pas seulement un marathon. C’est une expérience.
Une course à part
Ce marathon n’est pas le plus rapide du monde, loin de là. Mais il est l’un des plus mémorables. Courir sur le Circuit de Spa‑Francorchamps, gravir le Raidillon de l’Eau Rouge six fois et partager l’effort avec des milliers d’autres passionnés transforme cette course en aventure sportive.
Dans les paddocks, les finishers se retrouvent, médaille autour du cou, fatigués mais fiers.
Pendant quelques heures, ce temple du sport automobile est devenu le théâtre d’un autre type de vitesse : celle du courage humain.
Le Marathon de Spa-Francorchamps 2026 a offert aux participants une expérience unique : courir sur un circuit de Formule 1 légendaire tout en affrontant un parcours très exigeant physiquement. Entre ambiance sportive, paysage des Ardennes et défi du Raidillon, cette 10ème édition restera un moment marquant pour les coureurs.
Voir en ligne : Marathons.fr
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