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Le temps exécrable ne remet pas en cause le choix d’Helsinki

D 12 août 2005     H 10:22     C 0 messages


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La météo exécrable (pluie diluvienne, vent, froid), qui régente les mondiaux d’athlétisme à Helsinki, ne doit pas remettre en cause le choix de la capitale finlandaise, même si elle perturbe les épreuves et joue avec les nerfs des concurrents.




"C’est vraiment de la malchance. Quand Helsinki a organisé les JO (1952), les mondiaux (1983) et deux championnats d’Europe (1971 et 1994), c’était à la même période et il avait fait beau", rappelle Nick Davis, directeur de la communication de la fédération internationale d’athlétisme (IAAF). Avec 211 pays affiliés, la politique de l’IAAF est d’élargir l’éventail des pays susceptibles d’accueillir les mondiaux d’athlétisme qui restent, d’un point de vue médiatique, le troisième événement sportif planétaire après les jeux olympiques d’été et la coupe du monde de football.
La pluie n’a pas empêché non plus des performances remarquables, comme sur 400 m haies avec les américains Jackson Bershawn et James Carters, crédités en finale de 47"30 et 47"43.

Néanmoins, dans un sport aussi objectif que l’athlétisme, force est de reconnaître que le mauvais temps influe sur la régularité des courses. Non pas tant des finales, où les participants partent à égalité, mais des séries qui délivrent des qualifications au temps.
"En quelques minutes, on est passé d’un vent contraire de 2,7 m/s à un vent favorable de 4,3 m/s", souligne le jeune sprinteur italien d’origine congolaise Koura Kaba Fantoni, éliminé mardi en séries du 200 m. La vitesse du vent défavorable a même atteint 5,1 m/s (un véritable mur) mercredi lors de la première série du 110 m haies.
"En ce moment, on n’est plus dans une configuration de championnats du monde classique. Ceux qui s’en sortent sont dans une logique de commando. Ca relève plus du domaine de la survie que du sport de haut niveau", note le directeur technique national de l’équipe de France, Franck Chevallier.
Même le décathlonien tchèque Roman Sbrle, champion olympique à Athènes et médaille d’argent à Helsinki, évoque "le temps affreux, probablement le pire que j’aie jamais connu". Sans pour autant remettre en question la supériorité de l’américain Bryan Clay.

Dans ces conditions inhabituelles, le mental est soumis à rude épreuve. Au saut en longueur dames, la française Eunice Barber, médaille de bronze, ne s’est quasiment pas abritée durant le concours. "Comme heptathlète, elle a l’habitude d’être sur les aires de sauts et de lancers toute la journée. Cela lui a forgé son caractère", remarque son entraîneur Claude Monot.
Le polonais Robert Korzeniowski, légende de la marche (quadruple champion olympique, trois fois champion du monde), estime pour sa part que le problème relève de la compétence de la fédération internationale.
"Hier (mercredi), je me demandais si ça vaut la peine d’organiser les mondiaux dans un stade si ancien, certes pittoresque mais dépourvu de toit. Les compétitions se transforment en loterie", regrette Korzeniowski, désormais responsable du service des sports de la télévision nationale polonaise.

"On a vu avec quelle ferveur plus de 40000 spectateurs ont suivi mercredi soir la finale du javelot sous la pluie et le vent. Il n’y a qu’en Finlande que c’était possible", répond Nick Davis.
Et le champion du monde du 100 m, l’américain Justin Gatlin, apporte de l’eau à son moulin. "Pluie, brouillard, neige ? Cela n’a aucune importance. Il faut foncer", soulignait le New Yorkais à la veille de la finale.

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