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Francois Pépin : « Se servir de cette expérience comme d’un moteur »

D 18 octobre 2005     H 14:11     C 0 messages


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François Pépin continuera d’entraîner et Leslie Djhone et Marc Raquil la saison prochaine. Les deux athlètes rempilent avec leur entraîneur qui, pour sa part, a choisi de chambouler sa manière de fonctionner. Objectif du trio : se servir des leçons du passé afin d’aller le plus loin possible.



Vous avez décidé, avec Leslie, de reprendre le travail ensemble....

Nous avons mis un peu de temps. Il était plus intelligent d’attendre que le volcan s’éteigne, que l’on réfléchisse, que l’on se calme et que l’on jauge la situation. Nous avons tous notre part de responsabilités dans cette situation, nous avons pensé que les problèmes du groupe pourraient se résoudre parce qu’il y avait de l’amitié. Tout cela était utopique, c’est un rêve de penser que l’amitié puisse être totalement scellée entre des gens qui ont la même ambition : être les meilleurs. Il fallait que nous appréhendions « l’affaire » sous un autre angle. J’ai connu ces athlètes jeunes gens maintenant, ce sont de jeunes adultes. Nous avons peut-être été trop loin dans la vie de groupe. Nous pensions que l’on pouvait tout partager dans la vie mais non. Il faut admettre les changements, admettre que les rapports sont différents. Ce sont maintenant des rapports d’entreprise avec des intérêts communs : aller vers le haut niveau et, en 2006, damer le pion aux anglais.

Qu’elles vont être les incidences sur votre groupe ?

Le groupe sera le même mis à part un ou deux changements, et ces deux changements ne concernent pas Marc Raquil. Marc reprend également avec moi. La formule sera différente. Il y aura un entraînement de groupe trois à quatre fois par semaine sur le basique de la préparation, là où tout le monde travaille et se tait. Puis, il y aura un entraînement sous forme de mini-groupes lors duquel je vais associer des gens qui ont les mêmes disponibilités et les mêmes orientations. Enfin, il faudrait que chacun puisse bénéficier d’un entraînement hautement personnalisé pendant lequel il ne sera qu’en ma présence. Pour terminer, il y aura également une préparation psychologique et un suivi médical. Nous envisageons, toutes les cinq à sept semaines, un stage en commun avec des personnes qui s’occupent de réhabilitation médicale. Un stage durant lequel nous anticiperions les incidents que peut créer une préparation de haut niveau.

Est-ce une décision que vous avez prise à trois ?

Il est inutile de créer artificiellement une rencontre où chacun resterait sur ses positions. Nous repartons d’une façon différente afin que tous trois puissions aller le plus loin possible. Nous tirons le rideau. Il n’est pas question d’oublier car nous n’oublions pas, mais chacun doit se servir de cette expérience comme d’un moteur.

Leslie souhaite faire un stage aux Etats-Unis début avril, une idée qui ne semble vous réjouir qu’à moitié...

Beaucoup de gens pensent au miracle US mais moi, je suis allé là-bas et ça ne me donne pas envie. Leslie et les autres n’ont pas des profils correspondant à la personne qui va aux Etats-Unis, se donne corps et âme et est jetée après usage. Mais, sur une période courte, ça nous donnera peut-être l’occasion de voir tout ça. Ça me fait un petit peu peur. Mais il ne faut pas que je sois totalement fermé. On soupçonne beaucoup de choses lorsque l’on évoque les Etats-Unis mais il y a des gens qui entraînent bien. Mais, j’ai entendu sa proposition. Tout dépend du déroulement de son hiver. Si il est bien préparé, c’est envisageable, si il est à court, il n’est pas question d’aller là-bas pour prendre des trempes. Moi, ça va me forcer à penser autrement. Après, tout dépendra de l’évolution de nos entraînements.

Avez-vous déjà mis en place une stratégie pour la saison à venir ?

La stratégie ne peut pas être établie à l’avance. La priorité de Leslie cette année est de retrouver, voire d’améliorer, sa vitesse. Il est, pour cela, indispensable qu’il explose le record de France du 300 mètres. A ce moment là, il saura qu’il va vite sur 200 mètres et donc, qu’il peut aller vite sur 400. Mais nous n’allons pas sacrifier le 400 pour le 200. Il faut que nous trouvions ce qui est le plus approprié après en avoir discuté ensemble.

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