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La constitution d’un plateau de meeting peut parfois relever du vrai casse-tête

D 8 juin 2007     H 06:30     C 0 messages


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Son nom et son visage sont connus des athlètes et des manageurs du monde entier. Et pour cause, Gérard Frémaux est en charge de la constitution des plateaux des meetings de Liévin et de Villeneuve-d’Ascq depuis de nombreuses années. Une mission pas toujours simple. Explications...



Dans l’esprit de n’importe quel quidam, il pourrait sembler évident que la seule difficulté d’un organisateur de meeting est de trouver de l’argent pour monter une affiche alléchante. Le raisonnement n’est pas totalement faux puisque sans budget, il est bien difficile d’offrir de belles grilles de prix et donc d’attirer des grosses pointures, mais la complexité pour un responsable de plateau réside aussi et surtout dans la gestion des multiples contraintes imposées par l’AEA (Fédération européenne) voire par l’IAAF (Fédération internationale).

Contraintes

La première concerne le nombre d’épreuves : il en faut, en effet, un minimum de quatorze dont au moins 40 % de concours. Au Meeting Lille Métropole, demain soir, il y aura donc huit courses et six concours, dont deux lancers. La deuxième obligation, qui est sans aucun doute la plus contraignante, a trait aux nombres d’athlètes engagés et à leurs représentations. Pour les manifestations régies par l’AEA, chaque épreuve doit ainsi compter un minimum de six athlètes, dont trois Européens et issus d’au moins trois pays différents. Et il est, en outre, interdit de prendre plus de quatre athlètes de même nationalité.

« Si l’on voulait monter un 5000 m avec dix kényans de top niveau mondial, ce ne serait, hélas, pas possible. Il faudrait se limiter à quatre, confirme ainsi Gérard Frémaux. Et encore nous avons la chance pour les courses d’avoir huit couloirs au Stadium et non six comme dans certaines enceintes. Déjà, à huit, c’est compliqué puisque si l’on prend trois Français, on se retrouve dans l’obligation de prendre deux autres Européens en plus et il ne nous reste alors plus que trois places à attribuer pour des Américains, des Africains ou des Asiatiques ». Gérard Frémaux a donc ainsi dû apprendre au fil des années à jongler avec les engagements des uns et des autres pour se garder, autant que possible, une marge de manoeuvre au cas où une grosse tête d’affiche se manifesterait en dernière minute. Cette année encore, l’homme a plutôt bien géré son affaire puisqu’une trentaine de médaillés internationaux fouleront demain la piste du Stadium Lille Métropole.


Voir en ligne : La Voix des Sports

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