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Ronald Pognon : « Je ne suis pas inquiet »

D 24 février 2008     H 00:33     C 0 messages


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Eliminé en séries du 60 m vendredi soir à Bercy, Ronald Pognon affirme pourtant ne pas être inquiet de son niveau de performance. De retour après une longue blessure, le Français rappelle que l’objectif de sa saison est les JO de Pékin.




Ronald, vous avez été éliminé en séries du 60 m, que s’est-il passé ?

A mi-course, j’ai senti que ma cicatrice me tirait un peu. Lors des deux premiers faux départs, déjà, quand j’ai commencé à enchaîner, ça tirait un peu. Je pense que je suis un peu trop chargé à cause des championnats de France. Je n’ai pas voulu forcer. On verra au prochain meeting.

Vous revenez d’une longue absence. Cette petite douleur ne vous inquiète-t-elle pas ?

Non, je suis content car les sensations sont là, il faut juste que je retrouve le rythme de course. Tout est ok mais il me manque encore le petit plus qui permettrait de franchir un palier.

Il vous faudra donc être patient avant de redevenir vraiment compétitif…

Oui, c’est ce que je disais avant ce meeting. C’est le temps qui prime en ce moment. Je n’ai pas beaucoup de courses dans les jambes (Ndlr : il n’a repris que le 6 février). Je pense qu’après mon prochain stage de travail, ça ira mieux.

Votre saison hivernale est presque terminée (Ndlr : il n’ira pas aux Mondiaux de Valence). Quel bilan en tirez-vous ?

Il me reste encore le meeting de Clermont-Ferrand (Ndlr : le 26 février) mais jusque-là, c’est une saison positive car j’ai beaucoup travaillé. J’ai pris les meetings comme des séances d’entraînement car le principal objectif de cette année, ce sont les Jeux Olympiques de Pékin.

Retrouver la compétition doit aussi vous avoir fait du bien moralement ?

Oui, c’est important de renouer avec les meetings, de retrouver le public français, de disputer les championnats de France. Je suis comme un petit garçon qui court après son jouet. Cela fait plaisir.

En ce moment, on sent que vous relativisez beaucoup ce qui vous arrive…

Oui, comme je l’ai dit, il faut que je sois patient. Je sais, au vu de mes entraînements, que le niveau est là. Mais il faut encore que je travaille et ça viendra.

Vous n’êtes donc pas inquiet de vos chronos assez modestes pour vous ?

Pas du tout. Même si les chronos sont loin de mes meilleures performances, je sais que je n’ai eu que 17 séances de sprint cet hiver. C’est beaucoup moins que ce que je faisais dans le passé (Ndlr : il débutait la saison avec plus de 30 séances). Il faut que je continue à m’entraîner et avec l’enchaînement des courses, cela reviendra.

Vous ne vous sentez pas déjà dans une course contre la montre en vue de Pékin ?

Non. Dans les mois à venir, je ne ferai pas les mêmes courses qu’aujourd’hui. Cela ira beaucoup plus vite.

Quel est votre programme pour les semaines à venir ?

Il me reste encore le meeting de Clermont-Ferrand. Ensuite je pense couper dix jours et partir en stage en Afrique du Sud pour travailler le 100 m, avant de faire ma rentrée estivale à Doha (Ndlr : début mai). Il faut que je me remette à passer sous les dix secondes cette année. Si je veux aller en finale des JO, c’est impératif. Et j’espère que ça viendra.

*Propos recueillis par Emmanuel Quintin


Voir en ligne : Sport 24

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