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Les fabricants d’articles de sport affichent une grande forme

D 24 novembre 2004     H 19:44     C 0 messages





Belle santé pour les fabricants de chaussures de sport ! Les trois premiers groupes mondiaux, les allemands Puma et Adidas-Salomon et l’américain Nike, multiplient les bonnes nouvelles financières alors que, dernièrement, leur activité aux Etats-Unis souffrait. Leur forte présence internationale et leur diversification dans le textile de loisir et le "streetwear", comme l’effet positif d’un euro fort - leurs produits sont fabriqués en Asie et payés en dollars -, permettent notamment aux deux européens de rebondir de façon spectaculaire.

- PUMA EN PLEIN BOOM

Jochen Zeitz, le PDG du groupe munichois Puma, vient, pour la deuxième fois cette année, de relever ses prévisions de résultat : il table désormais sur une progression de son bénéfice net entre 35 % et 40 % (contre 30 % précédemment) et une croissance d’au moins 20 % du chiffre d’affaires. Celui-ci s’est élevé, sur les neuf premiers mois de l’année, à 1,3 milliard d’euros, soit une progression de 22,5 % à taux de change constant. Les ventes réalisées sous la marque Puma (licences comprises) se sont élevées à 1,7 milliard d’euros sur la même période.

Toutes les activités sont en croissance dans un marché de l’habillement plutôt atone. Le chiffre d’affaires des vêtements a progressé de 28,5 % et celui des chaussures de 18 %. Les ventes d’accessoires explosent. Elles ont progressé de 40 % depuis le début de l’année. Mandy Deex, analyste à la banque d’investissement Morgan Stanley, a relevé son objectif de cours de 190 euros à 195 euros. Même si de telles progressions, explique-t-il, ne sauraient s’éterniser : "Nous ne nous attendons pas à être déçus par les futurs résultats de Puma mais, de la même façon, nous ne nous attendons pas à ce que le cycle des révisions à la hausse des profits continue", affirme M. Deex dans une note. Depuis le point culminant du 4 octobre (219,75 euros), l’action Puma est revenue à 207,05 euros, vendredi 19 novembre à Francfort.

- ADIDAS REBONDIT AUX ÉTATS-UNIS

La rentabilité du groupe Adidas-Salomon suit le même niveau de performance que son rival de toujours. Au cours des neuf premiers mois de l’année, son bénéfice net a bondi de 26 %, à 295 millions d’euros. Les ventes atteignent 5 milliards d’euros, affichant des progressions aux alentours de 6 %, à taux de change constant. La firme a progressé d’un modeste 4 % sur son principal marché, l’Europe, en raison, notamment, des ventes françaises, britanniques et espagnoles. Les croissances les plus fortes sur les neuf premiers mois de 2004 ont été réalisées en Asie (+ 16 %) et en Amérique latine (+ 35 %).

Le groupe bavarois, qui avait souffert aux Etats-Unis, améliore ses performances outre-Atlantique grâce aux vêtements vendus sous la marque Sport Heritage. Décidée à redresser ses ventes sur ce continent, où elle réalise 30 % de son activité, la marque aux trois bandes investit, en partenariat avec la Fédération internationale de football, la FIFA, dans une super-production hollywoodienne, Goal !, qui mettra en scène, sous la forme d’une trilogie, trois stars du Real Madrid, l’Anglais David Beckham, l’Espagnol Raul et le Français Zinédine Zidane.

Le groupe table sur une croissance d’au moins 10 % de ses ventes outre-Atlantique en 2006, contre 3 % à 5 % attendus cette année. Vendredi 19 novembre, le titre Adidas-Salomon clôturait la séance à Francfort à 118,25 euros, en baisse de 2,2 % par rapport à son plus haut de l’année, atteint la veille, à 120,93 euros.

- DÉPART DU FONDATEUR DE NIKE

Nike, de son côté, a tourné une page de son histoire avec le départ, annoncé jeudi, pour la fin décembre, de son cofondateur Philip Knight, 66 ans. Celui-ci, qui restera président du conseil d’administration, avait lancé Nike en 1978, avec son acolyte Bill Bowerman, à l’époque entraîneur d’athlétisme à l’université d’Oregon. La firme est aujourd’hui numéro un mondial de l’équipement de sport, avec 12,3 milliards de dollars de chiffre d’affaires, une présence dans 200 pays et 24 000 salariés.

Des recherches étaient en cours depuis le début de l’année 2003 pour lui trouver un successeur. Mais la Bourse n’a pas semblé saluer l’arrivée de William Perez, 57 ans, PDG de SC Johnson, entreprise spécialisée dans les produits d’entretien, où il a passé trente-quatre ans. Le 19 novembre, le titre Nike perdait 3 %, à 82,4 dollars, après avoir atteint son point culminant le 15 novembre (86,43 dollars).

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