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Baala au pied du podium

D 19 août 2008     H 17:33     C 0 messages


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24 heures après la sensation Benabbad, on attendait Mehdi Baala en finale du 1500 m, mais le Strasbourgeois n’apportera pas une deuxième médaille à l’équipe de France. Au terme d’une course très tactique, qui a consacré Rashid Ramzi, Baala, enfermé et parti de bien trop loin, est venu mourir à quelques centièmes du podium, prenant la 4 ème place comme il y a huit ans à Sydney.




Deux jours après avoir fêté ses trente ans en se qualifiant pour la finale du 1500 mètres, Mehdi Baala n’est pas parvenu à s’offrir une médaille olympique en guise de cadeau mardi. Pire, l’Alsacien termine une fois de plus à la plus mauvaise place, au pied du podium, comme à Sydney en 2000, au terme d’une course remportée par le grand favori, l’ancien Marocain passé sous les couleurs de Bahrein en 2001, Rashid Ramzi. La désillusion est terrible, d’autant qu’il aura manqué cinq centièmes à Baala pour coiffer sur le poteau le Néo-Zélandais Nicholas Willis, surprenant troisième. Mais le Français ne pourra sans doute s’en prendre qu’à lui-même, coupable d’avoir répondu trop tard à l’accélération kenyane à 350 mètres du but et de n’avoir lancé son sprint qu’au moment où les futurs médaillés, dans l’ordre Rashid Ramzi (3’32"94), le Kenyan Augstine Kiprono Choge (3’33"11) et le Néo-Zélandais Nichoas Willis (3’34"16), étaient bien trop loin.

La veille de ce dénouement qui met sans doute un terme aux rêves de médaille olympique de Mehdi Baala, le Directeur technique national français Franck Chevallier, estimait, à propos du scénario idéal de cette finale : "C’est compliqué parce que Ramzi est capable de suivre le train quel qu’il soit, il termine très très fort. Pour Mehdi, ce serait mieux qu’il y ait un train emmené suffisamment rapide, pour qu’il puisse être bien placé dans le dernier tour et placer une attaque. Mais on ne peut jamais prévoir à l’avance comment ça va se passer, c’est ce qui lui a coûté probablement deux titres de champion du monde par le passé, d’avoir trop calculé, de ne pas avoir su s’adapter sur le coup à ce qui se passait. Le mieux, c’est de vivre la course à fond et de se balancer dedans".

Je n’avais pas les armes

Mehdi Baala n’a-t-il pas suffisamment balancé ? Les images tendent à le prouver, le Français, placé pendant les trois premiers tours au cœur du peloton, dans la foulée de Ramzi, ayant clairement manqué de jus au moment de l’emballage final. C’est d’ailleurs ce qu’il confiera, sorti le premier de la piste, au micro de Canal + : "C’est la vie. Aujourd’hui, je n’avais pas de tactique particulière. Ces derniers jours, j’ai mal dormi et j’étais très fatigué". Une fatigue qui ne lui a pas permis de rester dans la roue des premiers : "Le rythme était trop rapide, ça courait trop vite, je n’avais pas les armes aujourd’hui. Je suis allé chercher la quatrième place avec l’énergie du désespoir. Je ne pouvais pas suivre le train imposé".

De l’avis de tous les observateurs, c’est sur la capacité de récupération qu’allait se jouer cette finale, et apparemment, Mehdi Baala a été, dans ce domaine, moins performant que ses rivaux. "J’ai eu un problème de récupération entre les tours", reconnaîtra-t-il ainsi, tandis que son entraîneur Jean-Michel Dirringer confiera redouter ce scénario en finale : "J’ai vu à l’entraînement depuis la demi-finale qu’il manquait de jus". L’Alsacien a sans doute touché ses limites physiques du doigt dans ce "Nid d’oiseau", sans doute paie-t-il aussi le fait de ne disputer à Pékin que sa première finale mondiale depuis sa médaille d’argent aux Mondiaux de Saint-Denis en 2003, ses échecs des Mondiaux de 2005 (élimination en demi-finale) et 2007 (disqualification), ainsi que celui d’Athènes (élimination en séries) ayant également pesé dans la balance.

"J’avais beaucoup de pression sur les épaules", reconnaîtra le double champion d’Europe (2002 et 2006). A la veille de la course, celui qui était encore tenant du titre, le Marocain Hicham El-Guerrouj, nous avait confié, à propos des chances de Mehdi Baala : "Je le vois sur le podium, j’espère pour lui car c’est un gentil garçon qui a eu une carrière très difficile, il mérite d’être champion olympique. Mais il devra être très intelligent. Ce ne sera pas une course miraculeuse, ça se gagnera en 3’32" ou 3’33", pas en 3’28" ou 3’29"". Sur ce dernier point, le Marocain a vu juste, sur le premier, il s’est, malheureusement pour Mehdi Baala, trompé...


Voir en ligne : Sports.fr

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