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Jeux Paralympique : La revanche de Marie-Amélie Le Fur

D 15 septembre 2008     H 15:21     C 0 messages


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Deuxième au saut en longueur et fauchée par une concurrente dans le 200 m, la Française a décroché dimanche l’argent sur 100 m.




Treize médailles (1 d’or, 8 d’argent, 4 de bronze) ce week-end, soit un total de 39 récompenses en une semaine : les Jeux paralympiques sourient aux athlètes français. À l’image de Assia el-Hannouni, porte-drapeau malvoyante (trois médailles, dont une d’or samedi sur 400 m) et de Marie-Amélie Le Fur, 20 ans le 26 septembre. Deuxième, mardi, du saut en longueur, elle a décroché l’argent dimanche sur 100 m, battue d’un centième par l’Américaine April Holmes (13’’72). Celle-là même qui l’avait fait tomber lors du 200 m, la privant d’un podium qui semblait assuré.

Marie-Amélie Le Fur a découvert l’athlétisme quand elle avait six ans. Elle n’en a pas quinze quand, en 2003, elle établit la 4 ème performance française de l’année sur 1000 m en 2’58’’55. L’année suivante, le 31 mars, tout bascule. À la suite d’un très grave accident de scooter, elle doit être amputée sous le genou gauche. Elle recourra quatre mois après. Du 100 au 800 m, dont elle détient le record mondial.

Mes premiers Jeux

Si elle s’est engagée à Pékin sur des distances plus courtes et sur la longueur, c’est pour des raisons pratiques : « Ce sont mes premiers Jeux, j’ai focalisé mon entraînement sur ces distances ». Pour résoudre notamment les problèmes d’équilibre. Courir avec une jambe et une « lame » n’est pas facile, surtout en courbe. « Un pied en carbone ne donne évidemment pas la même finesse de sensations qu’une jambe normale, explique Kim Van Roy, directeur des ventes pour la France d’Össur, la marque (islandaise) de prothèses qui équipe la plupart des champions.

Des études ont montré que le pied Cheetah (qu’utilisent les compétiteurs), qui est un pied passif en carbone, pouvait retourner environ 90 % de la charge qui lui est appliquée. C’est très satisfaisant, mais cela n’a aucun rapport avec les 243 % que peut renvoyer l’ensemble pied-cheville-tendon. C’est ce qui explique que les performances soient environ 15 % plus faibles que celles des valides ». Cela n’a pas empêché Marie-Amélie Le Fur de signer un joli 13’’73 dimanche sur 100 m. « J’ai été un peu lente au départ, mais je me suis rattrapée après. J’étais très anxieuse de voir le résultat en finissant la course », a-t-elle conclu.


Voir en ligne : Le Figaro

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