Barkley Marathons 2026 : Pas de finisher, Raichon triomphe en Fun Run
Publié le lundi 16 février 2026 à 10h17min
Le Barkley Marathons 2026, disputé ce week-end (14 et 15 février) à Frozen Head State Park (Tennessee), est sans vainqueur sur les 100 miles mais avec Sébastien Raichon, Français, gagnant de la Fun Run en 38 heures dans un froid glacial et un relief impitoyable.
La légende Barkley
Le Barkley Marathons 2026 s’est tenu les 14 et 15 février au Frozen Head State Park, Tennessee, confirmant son statut de course ultra la plus impitoyable de la planète. Créée en 1986 par Gary « Lazarus Lake » Cantrell, elle impose cinq boucles de 32 km chacune, soit environ 160 km et plus de 20 000 m D+, sans aide extérieure hormis de l’eau, dans un dédale de sentiers ronces et falaises où les coureurs arrachent des pages de livres pour valider leur progression. Le départ rituel, conque marine et cigarette fumées en hommage au passé carcéral du site, a lancé une ambiance électrique au camp de base.
Déroulement sans vainqueur absolu
Aucun des quarante coureurs sélectionnés sur dossier n’a franchi les cinq boucles dans les 60 heures fatidiques, prolongeant la série noire après 2025, sous un froid mordant à -5°C et un terrain boueux dû à un calendrier avancé en février. La plupart ont abandonné dès la première boucle, handicapés par la boue collante et les montées verglacées comme Rat Jaw, seuls cinq ultratraileurs ont atteint la troisième boucle (96 km), aucun n’allant plus loin, selon les mises à jour live de Keith Dunn sur X.
Exploit Français en Fun Run
Sébastien Raichon, Français déterminé, a conquis la Fun Run (trois boucles, 96 km, cutoff 40 heures) en 38h04 précisément, un triomphe célébré par l’organisation et les réseaux sociaux pour sa gestion du froid extrême. Son compatriote Mathieu Blanchard a lutté jusqu’au troisième tour (km 80) avant d’abandonner, vaincu par l’hypothermie, soulignant la vaillance tricolore dans cette arène mythique où le mental rivalise avec l’endurance.
Historique et événements insolites
Depuis 1986, le Barkley Marathons affiche un palmarès impitoyable avec moins de vingt finishers sur plus d’un millier de départs, couronné par un record de cinq en 2024 incluant la première femme, Jasmin Paris, en 59:58. Des anecdotes légendaires ponctuent son histoire, comme la disqualification en 2001 pour seulement 200 mètres hors piste, ou les boucles inversées chaque année pour déstabiliser les coureurs. Son taux de réussite inférieur à 2% en fait le Graal inaccessible de l’ultra-trail, où le mental et l’orientation priment sur la vitesse pure.
Héritage des courses de Cantrell
Gary Cantrell excelle dans l’insolite avec le Rat Jaw Blowdown et d’autres défis psychologiques dans des parcs isolés, où Big’s Backyard Ultra a pulvérisé des records au-delà de 100 heures, testant limites physiques et morales auprès d’une élite mondiale. Le Barkley demeure le Saint Graal, impitoyable et exclusif via dossier de candidature.
Horizons pour 2027 et au-delà
Sans finisher en 2026, le Barkley Marathons élève encore son mythe d’épreuve insurmontable, défiant les ultratraileurs à transcender leurs limites, marathons.fr appelle les Français à se lancer dans la bataille pour conquérir ce Graal en 2027 !
Voir en ligne : Marathons.fr
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