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L’athlétisme Français en plein marasme

D 23 août 2008     H 17:20     C 0 messages


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Bilan déplorable pour le clan bleu qui ne rentrera de Pékin qu’avec une seule médaille.




Alors que les responsables américains annoncent une remise en cause de leur fonctionnement après l’humiliation infligée par la Jamaïque sur la piste de Pékin, l’athlétisme français semble se satisfaire de ses résultats. Vendredi matin, la dernière réelle chance française s’est pourtant envolée après l’abandon de Yohann Diniz dans le 50 km marche.

Bilan, une médaille d’argent sur le 3 000 m steeple de Mahiedine Mekhissi Benabbad. Une médaille, c’est une de mieux qu’à Sydney en 2000 et une de moins qu’à Athènes en 2004, où Naman Keita sur 400 m haies et le relais 4 × 100 féminin avaient ramené le bronze.

C’est indigne d’une grande nation de sports transparente sur la piste quand arrive la deuxième semaine des Jeux. C’est également loin des objectifs de deux à quatre fixés par les responsables. « Peut-être que c’est notre place. Rêver à quatre médailles est peut-être inespéré pour l’athlétisme français à qui il faut aussi un peu de chance », glissait vendredi le directeur technique national, Franck Chevallier, qui s’est présenté seul devant la presse quand le président de la fédération, Bernard Amsalem, normalement prévu n’est pas venu. « Peut-être aussi y a-t-il encore du travail à mener pour l’avenir. »

Le DTN en est réduit à promouvoir un avant-bilan de huit finalistes. Exercice difficile. « J’ai le sentiment qu’on a fait un pas en avant par rapport aux deux dernières olympiades. » Vraiment ? C’est quasiment le même nombre de finalistes (7) que lors du zéro pointé de Sydney et trois de moins qu’à Athènes, et en deçà de la fourchette annoncée (10). Heureusement, comme Franck Chevallier l’a rappelé, que cette fois un nombre réduit d’athlètes (35) avait fait le déplacement à Pékin et que « la fédération avait mis en oeuvre de gros moyens » pour qu’ils soient dans les meilleures conditions.

Quelques couacs

Pour réussir ces Jeux, la fédération avait décidé de présélectionner certains athlètes « pour qu’ils n’en soient pas à chasser les minima et retardent leurs pics de forme » quand les meilleurs de ses protégés étaient alors inexistants dans les bilans mondiaux. Aujourd’hui encore, même si en dehors de Mahiedine Mekhissi-Benabbad aucun autre Français n’a battu son record personnel, Franck Chevallier considère que « la stratégie adoptée a fonctionné même s’il y a quelques couacs. »« Seulement il a manqué l’étincelle et on a du travail à faire sur cette approche de la compétition. »

La flamme ne serait pas française. Sauf pour quelques outsiders comme Leslie Djhone qui n’a pu rivaliser en finale du 400 m en raison d’une blessure ou Ladji Doucouré que personne n’imaginait disputer le podium du 110 m haies il y a encore deux mois.

Mais les autres ? Dans les concours, en dehors de Manuela Montebrun au marteau, Mélina Robert-Michon au disque et Jérôme Clavier à la perche, c’est la débandade. « Certains n’ont pas été acteurs de leurs épreuves, reconnaît le DTN. Mais les gens qui m’ont déçu par leur attitude sont une minorité. » Les leaders ? « Mehdi Baala et Yohann Diniz ont été présents mais pas pour la médaille et pour des raisons différentes. »

Bref, pour Franck Chevallier, « l’équipe de France n’est pas passée à côté. Elle a manqué de réussite ». Ce n’est pas la réussite pourtant qui a manqué aux relais français tous éliminés avant les finales. Ils ont sombré dans le ridicule depuis jeudi soir. Un des entraîneurs (Guy Ontanon) a démissionné, un autre (François Pépin) a refusé d’encadrer le relais 4 × 400 m vendredi en séries et un athlète (Ronald Pognon) mis en cause par le premier veut riposter via un avocat... On cherche la cohésion dans l’encadrement de l’équipe de France et l’autorité des dirigeants.

Tout ça fait désordre et sent la fin d’olympiade qui amène souvent des changements de responsables. Franck Chevallier, qui ne devrait pas être candidat à sa succession, défend ses athlètes et sa politique. Les tensions perçues à Pékin pourraient déjà annoncer les querelles de succession à venir. Pour les résultats, on verra plus tard.


Voir en ligne : Sport 24

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