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Marathon Poitiers-Futuroscope : 42,195 km de plaisir


Publié le vendredi 7 mars 2014 à 04h50min

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Un marathon, c’est quelques champions. Et plusieurs centaines d’anonymes, prêts à courir plus de quatre heures pour atteindre leur objectif : finir.




Devant, il y a les élites. Les petits bolides. Ceux qui avalent les 42,195 km du marathon en moins de 2 h 30. Et derrière, voire même très loin derrière, il y a tous les autres. Les anonymes. Ceux qui vivent le marathon comme un mythe, une aventure. Eux ne visent rien, si ce n’est la ligne d’arrivée. Peu importe qu’elle soit franchie après quatre ou cinq heures d’effort. Quand on aime, on ne compte pas. Le 25 mai, ils seront encore quelques centaines d’amateurs à tenter le pari du marathon. Départ du parc de Blossac, arrivée au Futuroscope.

 Pas des adversaires

Et à quoi peut-on bien penser quand on court plusieurs heures, sans pause ? Un peu à tout, beaucoup à rien. « Plein de choses passent par la tête, explique Éric Maillet, le président des Fondus de Vouneuil, une quinzaine de marathons au compteur. A bien s’alimenter, à boire. A respecter le plan prévu. A ne pas se laisser griser par l’ambiance et les sensations ». Car voilà le principal danger pour le marathonien du dimanche : se voir un peu trop beau, courir beaucoup trop vite. Pour s’éteindre, sans gloire et sans force, au bord de la route. « On se sent toujours bien dans la première partie », ajoute Joël Louis, Charentais-Maritime président de l’US Aigrefeuille, quatorze marathons au programme en 2014 et une centième ligne d’arrivée atteinte en 2015, si tout va bien.

« Le problème, c’est que le fameux mur du 30ème kilomètre n’est pas une légende. Après, c’est de la gestion. Un marathon, c’est 60 % de mental, 40 % de physique. Celui qui n’est pas fort dans sa tête, quand il commence à piocher et à avoir mal aux jambes, il abandonne ». Quatre heures de course, ce serait donc de sacrées douleurs. Et le plaisir, dans tout ça ? « Derrière, on discute, même si on ne se connaît pas, relance Emmanuel Bonnin, licencié au MACC Lusignan, finisher au Futuroscope en 4h02’51" l’an passé. L’ambiance entre nous est géniale. On aime tous courir, on veut tous voir l’arrivée. Alors, on s’encourage et on est solidaires ». « On n’est pas masos non plus, reprend Éric Maillet, record personnel fixé à 3h59. On est plus des compagnons de galère que des adversaires. Mais si on part juste avec l’objectif de finir, sans pression chronométrique, un marathon, ce n’est quasiment que du plaisir ». Et une énorme performance, que cela soit en 2h30 ou en 5 heures.

- Plus d’info sur www.marathon-poitiers-futuroscope.com

* Article publié par Josselin Giret


Voir en ligne : La Nouvelle République

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