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Chpts de France : Dernier wagon pour Pékin

D 24 juillet 2008     H 00:00     C 0 messages


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Les championnats de France d’Albi, de jeudi à samedi, seront l’occasion pour certains athlètes français de décrocher leur billet pour Pékin. D’autres viendront y affiner leur préparation pour le rendez-vous olympique.




La quête des minima

Plus que de titres, il sera surtout question de chiffres de jeudi à samedi à Albi. Pour de nombreux athlètes français, les Championnats de France, qui se déroulent dans la cité tarnaise, sont en effet la dernière, ou l’avant dernière occasion de réaliser les minima olympiques. Derrière ces trois jours à Albi, il ne restera en effet que le meeting de Monaco le 29 juillet pour satisfaire aux exigences de la Fédération française pour aller à Pékin. Autant dire que certains joueront gros dans le Tarn. Chez les hommes, on pense en premier lieu à Martial Mbandjock. Le jeune sprinteur du Lagardère Paris Racing est actuellement en forme (10"17 vendredi à Saint-Denis) et proche de son meilleur niveau (10"16 en 2007). Mais il doit encore grignoter quatre centièmes pour aller à Pékin (10"13). Chez les filles, la plus attendue sera Eunice Barber. Championne du monde de la longueur en 2003, la native de Freetown (Sierra Leone) est à la peine cette année. Opérée d’un genou en septembre dernier (greffe d’un cartilage), elle est encore à presque 40 centimètres des minima (6,40 m contre 6,78 m). Il va donc lui falloir cravacher sur la piste albigeoise pour espérer être du voyage à Pékin. Car il semble impossible de voir le DTN l’emmener pour services rendus après deux saisons presque blanches.

Confirmer ses progrès

D’autres athlètes feront le déplacement à Albi, passage obligé pour être sélectionné pour Pékin, sauf dérogation du DTN (accordée à Mehdi Baala et Bob Tahri par exemple), pour affiner leur préparation et faire descendre les chronos. C’est le cas notamment de Ladji Doucouré, Leslie Djhone ou encore Muriel Hurtis. Le champion du monde 2005 du 110 m haies s’est quelque peu rassuré vendredi dernier à Paris (13"37 contre 13"51 pour son meilleur chrono jusque-là) mais a besoin de courses pour améliorer ses automatismes. « Il faut que j’arrive à être plus vite sur les dernières haies. Mais pour ça, il faut multiplier les courses. J’attends donc avec impatience les championnats de France », confiait-il vendredi soir au Stade de France.

Leslie Djhone, déçu de sa course à Saint-Denis (5 ème en 45"43), attend également beaucoup de son passage à Albi. Encore à près d’une seconde de son record de France (44"46), le 5 ème des derniers Mondiaux d’Osaka promettait vendredi qu’« aux Championnats de France ce sera autre chose ». On a hâte de voir… Pour Muriel Hurtis, il s’agira moins d’aller vite (elle a déjà couru en 22"50 lors du meeting Golden League de Rome) que de conserver de la fraîcheur au fil des tours. La championne d’Europe 2002 du 200 m a souvent eu du mal à enchaîner les courses et attend donc beaucoup de son passage à Albi. « Ces championnats seront un bon test car je vais enchaîner trois courses en deux jours. Cela va m’apprendre à gérer mes efforts et me permettre de voir ce que je peux donner à 100 % sur la dernière course », explique la protégée de Jacques Piasenta.

Se rassurer

Enfin, il y a les athlètes qui ne savent pas trop où ils en sont et qui viendront chercher quelques certitudes du côté du Stadium d’Albi. Christine Arron et Romain Mesnil entrent parfaitement dans cette catégorie. La sprinteuse rêvait de doubler 100 et 200 m à Pékin. Pour l’heure, elle pense surtout à retrouver un niveau décent sur les deux distances. Sa dernière sortie, il y a dix jours à Tanger, s’était soldée par un modeste 11"34 sur la ligne droite (son meilleur chrono de l’été) et un catastrophique 23"40 sur le demi-tour de piste (sa pire performance sur la distance depuis 2001 !). Des contre-performances qui l’ont poussé à renoncer à s’aligner à Saint-Denis vendredi dernier pour travailler avec son entraîneur, Stéphane Caristan. Romain Mesnil, lui, était bien présent au Stade de France.

Mais pour y signer un deuxième zéro pointé consécutif. En panne de confiance, le vice-champion du monde en titre du saut à la perche, freiné dans sa préparation par une blessure au mollet fin juin à la Coupe d’Europe d’Annecy, a alors décidé de faire un crochet par la Belgique et le meeting d’Heusden-Zolder dimanche. Résultat : 5,50 m à son troisième essai et trois échecs à 5,70 m. Rien de transcendant pour celui qui ne s’est jamais présenté à un grand championnat sans avoir au moins franchi 5,75 m. « Il y a des choses positives au niveau technique mais il reste beaucoup de travail. Je ne pensais pas mettre autant de temps à me remettre après ma blessure au mollet », confiait-il dimanche. Le Français compte sur le soutien de son public (il est né à Albi) pour se rassurer avant de s’envoler pour la Chine, déjà dans toutes les têtes.


Voir en ligne : Sport 24

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