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Course sur route : « Les anonymes font le succès d’Auray-Vannes »

D 6 septembre 2006     H 12:01     C 0 messages


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La 32 ème édition d’Auray-Vannes, qui aura lieu dimanche à 15h devrait encore être un beau succès populaire. Président de l’organisation, Jean-Claude Le Boulicaut revient sur les clés de cette réussite.



Jean-Claude Le Boulicaut, comment se présente cette nouvelle édition d’Auray - Vannes ?

Je dirai sous les meilleurs auspices. Nous allons atteindre, voire dépasser, les chiffres de l’an dernier. Ce qui nous fait plaisir, c’est que sur le 10 km (Le Moustoir-Arradon - Vannes), nous sommes en constante augmentation. En 2005, on a frôlé les 700 concurrents, cette année on devrait dépasser les 800. Quant au semi-marathon, on devrait se maintenir autour des 5000 participants alors que la tendance générale est à la baisse sur les autres épreuves françaises. Les pelotons vieillissent et il n’y a pas ou peu de renouvellement. Nous, nous sommes épargnés. Par comparaison, une épreuve comme Marvejols - Mende (Lozère) qui flirtait avec les 5000 participants il y a encore quelques années est aujourd’hui en dessous des 4000. Nous, on se maintient autour des 4800 arrivants, c’est bien. Et entre toutes les épreuves (le semi, le 10 km, la randonnée et les foulées jeunes) on devrait attirer près de 7000 personnes venant de 14 pays et de 70 départements français.

Comment expliquez-vous qu’Auray - Vannes échappe à cette érosion ?

Je crois qu’ici, il y a une ambiance qu’on ne retrouve nulle part ailleurs. Et ce n’est pas moi qui le dis, mais les coureurs eux-mêmes ! À chaque fois qu’il vient, Dominique Chauvelier ne cesse de répéter qu’il ne connaît pas de public aussi chaleureux que le nôtre. Un public toujours fidèle qui est en communion avec les coureurs.

Chaque année, c’est vrai qu’on recense près de 40000 spectateurs sur le bord des routes. D’où vient cet engouement à votre avis ?

Je crois, tout simplement, que le public breton est un public sportif. Il n’y a qu’à regarder ce qui se passe en cyclisme avec le Grand Prix de Plouay où il y a aussi toujours beaucoup de monde. La Bretagne est une terre de vélo mais aussi de la course à pied. Jadis, il y a eu de grands champions comme Lucien Rault, Jean-Luc Paugam, etc. Et comme le vélo, la course à pied est un sport populaire par excellence. Le nombre de courses en Bretagne est là pour le confirmer. Le Morbihan, avec 115 épreuves, est d’ailleurs le quatrième département français au nombre des organisations.

La grande nouveauté de cette 32 ème édition, c’est que vous avez changé de zone de départ. Pourquoi ?

Étant donné les travaux de voiries qui ont été réalisés à La Terre Rouge à Auray, il n’était plus possible de donner le départ aux 5000 participants dans des conditions optimales. On a été obligé de trouver un autre terrain, sachant qu’il fallait rester sur 21,100 kms et arriver au stade de Kercado à Vannes. Finalement, on s’est retournée vers la commune de Pluneret. Il y a tout de suite eu un accord entre les deux municipalités. La ville d’Auray prêtera son concours technique dans les mêmes conditions que lorsque le départ avait lieu sur sa commune. Et la course s’élancera de la zone de Kerfontaine, qui est située à quelques hectomètres de l’ancien départ.

Cette modification du parcours est-elle importante ?

Pas vraiment puisqu’il n’y a que les 500 premiers mètres qui ont été modifiés. Le reste du parcours est le même. L’avantage pour les coureurs, c’est qu’ils pourront même grignoter quelques secondes sur leur record personnel. Auparavant, le départ était en montée. Là, ils s’élanceront directement sur du plat.

Les kényans trustent les victoires depuis une dizaine d’années. Seront-ils encore présents dimanche ?

Oui, il y en aura une dizaine, comme d’habitude. C’est bien qu’il y ait de la bagarre à l’avant de la course. Nous sommes la septième épreuve française de course à pied, le deuxième semi-marathon de France derrière celui de Paris. Nous sommes donc obligés d’avoir une certaine crédibilité sportive. Cependant, je tiens à préciser qu’on ne court jamais après eux. Les kényans viennent d’eux-mêmes parce que nous avons une grille de prix qui d’ailleurs est relativement modeste (le vainqueur touche 1200 €). Non, si on a autant de monde sur le bord de la route, ce n’est pas parce que dix kényans luttent pour la victoire. C’est parce que derrière, il y a des milliers de personnes qui font la fête et le spectacle. Ce sont les anonymes qui font le succès d’Auray - Vannes. Ne l’oublions pas.

Pour de plus amples informations sur cette course, consulter la rubrique "Agenda".

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