Dead Sea Marathon : Dvir Tsuberi et Sarit Hirschberg s’imposent au point le plus bas du globe
Publié le samedi 7 février 2026 à 14h27min
Une édition 2026 sold out dans un décor hors du temps ! Au cœur du désert de Judée, le Dead Sea Marathon 2026 a réuni quelque 8 000 participants sur les bords de la mer Morte, offrant aux coureurs une expérience unique, 430 mètres sous le niveau de la mer, entre ramparts de sel, lumière rasante et silence minéral. Vainqueur chez les hommes, l’Israélien Dvir Tsuberi a bouclé les 42,2 km en 2 h 38 min, tandis que Sarit Hirschberg a dominé le classement féminin en 3 h 37 min 36 s, confirmant le statut d’épreuve incontournable de ce marathon désormais bien installé dans le calendrier israélien.
Courir « sur l’eau » à Ein Bokek
Disputé ce vendredi 6 février 2026 au départ d’Ein Bokek, dans le district sud d’Israël, le Dead Sea Marathon proposait à nouveau ses parcours circulaires autour du bassin sud de la mer Morte, avec un marathon mesuré officiellement et homologué par la fédération israélienne. Les coureurs s’élançaient à l’aube sur un tracé rapide et quasiment plat, alternant pistes de terre parfois fissurées, sections caillouteuses et un final sur la promenade aménagée en bord de mer, avec la sensation singulière de courir littéralement « sur l’eau » grâce aux digues de sel qui s’avancent au milieu des flots. Dans un contexte sécuritaire encore sensible, l’épreuve, organisée par le Conseil régional de Tamar, affichait complet avec ses 8 000 dossards distribués, dont une minorité de coureurs étrangers, attirés par le caractère spectaculaire du site.
Dvir Tsuberi en patron sur les digues de sel
En tête dès les premiers kilomètres, l’Israélien Dvir Tsuberi (dossard 999) a rapidement assumé son statut de favori sur ce marathon tracé au plus près des cristaux de sel, maintenant un tempo régulier malgré les changements de surface et les sections exposées au vent. Parti à 6 h 20, il passe au pointage du 11e km en 44 min 06 s, puis au demi-tour du 20e km en 1 h 17 min 31 s, confirmant un rythme de moins de 3 min 40 s au kilomètre sur ce terrain pourtant loin d’être roulant. À l’approche du 31e km, franchi en 1 h 55 min 29 s, le leader gère parfaitement la portion la plus exigeante mentalement, une longue ligne droite désertique où l’horizon se confond avec la mer, avant de plonger vers la promenade finale pour couper la ligne en 2 h 38 min 00 s (temps net), signant une victoire nette et sans suspense.
Les poursuivants : Expérience et régularité derrière le vainqueur
Derrière l’intouchable Tsuberi, la lutte pour le podium masculin a offert un beau duel de vétérans, illustrant la profondeur du plateau israélien sur la distance reine. Le coureur de la catégorie 50-59 ans Ziv Kohav (dossard 518, club ICL) s’offre une remarquable 2e place au scratch en 2 h 42 min 04 s, confirmant son aisance sur les sections roulantes comme sur les digues plus techniques, avec un passage au 31e km en 1 h 43 min 31 s qui témoigne d’une gestion très offensive de la course. Il devance de peu un autre quinquagénaire, Berhan Balata (dossard 2714), 3e en 2 h 43 min 04 s, passé lui aussi en 44 min 06 s au 11e km et 1 h 17 min 34 s au 20e km, quasiment dans les temps du vainqueur sur la première moitié de course avant de céder quelques secondes dans le dernier tiers.
Une élite cosmopolite au pied des falaises de Judée
Quatrième en 2 h 54 min 18 s, l’Américain Noah Klein (catégorie 18-29 ans) illustre l’ouverture internationale de l’épreuve, qui malgré la baisse du nombre de touristes cette saison, continue d’attirer des coureurs venus des États-Unis, d’Europe ou d’ailleurs, séduits par le défi d’un marathon en dessous du niveau de la mer. Le top 5 est complété par l’Israélien Ayalin Mologeta, premier de la catégorie 40-49 ans, qui coupe la ligne en 2 h 54 min 21 s après être passé au 20e km en 1 h 24 min 16 s, confirmant que ce tracé peut récompenser à la fois les jeunes spécialistes et les coureurs plus expérimentés. Au-delà des chronos, beaucoup soulignaient à l’arrivée la difficulté spécifique du parcours, avec des portions non asphaltées, des irrégularités au sol et surtout un vent de face sensible dans les derniers kilomètres, rendant toute tentative de negative split particulièrement audacieuse.
Sarit Hirschberg seule au monde
Dans la course féminine, Sarit Hirschberg (dossard 621) a pris assez tôt les commandes pour ne plus jamais les lâcher, construisant sa victoire sur une première moitié de course solide et une gestion maîtrisée de la fatigue dans la longue section de retour le long des infrastructures de la mer Morte. Passée en 23 min 24 s au 4,7e km puis en 1 h 21 min 10 s au demi-tour du 11e km, l’Israélienne bascule ensuite au 20e km en 2 h 07 min 35 s, avant d’aborder la partie la plus exposée au vent avec une avance déjà confortable sur ses rivales. Sans pointage officiel au 31e km sur son relevé, elle rejoint néanmoins la promenade d’Ein Bokek pour s’imposer en 3 h 37 min 36 s (temps net), 1re féminine et 1re de la catégorie 40-49 ans, avec près d’une minute d’avance sur le cap symbolique des 3 h 40.
Un podium féminin serré pour les nouvelles générations
Derrière Hirschberg, la catégorie 18-29 ans s’offre une belle visibilité avec la 2e place féminine pour Noga Tal (dossard 694), qui termine en 3 h 39 min 07 s après un passage identique à 1 h 21 min 10 s au 11e km, signe d’un long mano a mano à distance avec la future lauréate. Elle devance de peu Talia Goldberg (dossard 1990), 3e en 3 h 44 min 01 s, qui boucle le 20e km en 2 h 13 min 08 s et confirme la montée en puissance d’une nouvelle génération de marathoniennes israéliennes capables de s’exprimer sur ce type de parcours atypique. Quatrième féminine, Anastasia Rubnovsky (RunHaifa) franchit l’arrivée en 3 h 44 min 41 s, tandis que Tal Hokilo (3 h 58 min 34 s) complète un top 5 où les catégories 30-39 ans et 18-29 ans se partagent les accessits derrière l’intouchable Hirschberg.
Entre recueillement, musique et fierté nationale
Si le Dead Sea Marathon n’a pas encore la renommée médiatique des grands majors, il se distingue par une atmosphère très particulière, mélange de fête sportive, de fierté nationale et, cette année encore, d’une forme de recueillement liée au contexte du pays. Sur la zone de départ, un DJ faisait monter l’ambiance dès l’aube, avec une bande-son électro rappelant les festivals en plein air, tandis que nombre de coureurs portaient des drapeaux israéliens ou des messages de soutien, prolongeant l’esprit de résilience déjà très présent lors de l’édition précédente. De nombreux participants soulignent aussi la chaleur de l’accueil local : ravitaillements généreux, bénévoles souriants et cette sensation, malgré l’immensité du décor désertique, de faire partie d’une communauté compacte qui avance dans la même direction.
Un marathon sold out au rayonnement grandissant
Avec ses 8 000 dossards écoulés pour l’ensemble des distances, l’édition 2026 confirme que le Dead Sea Marathon s’est imposé comme un rendez-vous majeur pour les coureurs israéliens et un objectif de plus en plus recherché par les marathoniens voyageurs. La nouvelle configuration des parcours, conçus comme des boucles autour du bassin sud, permet à tous les formats, du 5 km à l’ultra de 50 km, de profiter de la sensation de courir au milieu de la mer, tout en limitant les répétitions de sections et en maintenant la route 90 ouverte à la circulation. Dans les jours précédant l’épreuve, les réseaux sociaux ont largement relayé des images spectaculaires de coureurs évoluant sur les digues de sel, une communication qui contribue à renforcer l’image d’un événement à la fois sportif, touristique et hautement photogénique.
Un rendez-vous déjà tourné vers 2027
En s’imposant en 2 h 38 min 00 s pour Dvir Tsuberi et 3 h 37 min 36 s pour Sarit Hirschberg, les vainqueurs de cette édition 2026 inscrivent leurs noms au palmarès d’un marathon qui, année après année, consolide son identité de course « hors norme ». Entre décor lunaire, ambiance engagée, parcours circulaire sur les digues de sel et organisation désormais bien rodée, le Dead Sea Marathon s’affirme comme une épreuve à vivre au moins une fois dans sa carrière de coureur, que l’on vienne pour chasser un chrono ou simplement pour goûter à l’expérience de courir au point le plus bas du globe. Alors que les organisateurs annoncent déjà leur volonté d’accueillir davantage de coureurs étrangers lors des prochaines éditions, le rendez-vous est d’ores et déjà pris pour 2027, avec la promesse intacte de « courir sur l’eau » sous le soleil d’Ein Bokek.
Voir en ligne : Marathons.fr
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