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Marathon : Montréal dans la course

D 7 septembre 2007     H 09:45     C 0 messages


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Seize ans, aucun faux départ et un temps toujours parfait. Aussi, bien qu’il soit sur le point de donner son 17 ème coup d’envoi dimanche, le Marathon international de Montréal est loin d’être à bout de souffle. Cette année encore, quelque 7000 coureurs provenant de 27 pays, sur un total de 17000 participants à tout plein d’autres activités entourant le sport, seront sur la ligne de départ, fin prêts à partir.




Le marathon, né en 1979, a connu un long repos forcé entre 1990 et 2003. « La jeune relève avait d’autres intérêts que d’essayer de gravir l’Everest de la course, et on a vu l’engouement baisser en même temps que l’intérêt des partenaires, qui se sont peu à peu retirés », explique Bernard Arsenault, président-directeur général du marathon et frère de Serge, celui qui s’en occupait au tout début. Le Festival de la santé, créé pendant cette longue pause, correspondait aux valeurs de la société québécoise, qui était devenue plus participative et moins compétitive, ajoute Mr Arsenault.

Il y a quatre ans, le marathon est revenu en force, devenant l’activité principale dans le cadre du Festival de la santé. Cette année, son nom a même bouffé le festival, qui s’appelle désormais le Marathon Oasis de Montréal mais qui comprend les mêmes activités que le Festival de la santé avait l’habitude de proposer. Ainsi, cette année, en plus de courir les 42 kilomètres du parcours en partance du pont Jacques-Cartier, les participants pourront s’adonner aux classiques de ce grand événement, notamment le semi-marathon, les 5 km et 10 km course et marche, la randonnée à vélo et le 10 km en fauteuil roulant. Inauguré l’an dernier, le Défi étudiant récidive. Ce parcours de cinq kilomètres avait attiré près de 600 élèves à sa première année.

En plus d’être pour la deuxième fois porte-parole du marathon, Bruny Surin y prendra part. Le sprinteur sera accompagné de ses deux filles, âgées de 11 et 13 ans, deux athlètes apparemment très douées, reconnaît fièrement le papa. « L’an passé, j’avais fait le Défi étudiant avec mes filles, mais plutôt tranquillement. Cette année, elles m’ont dit qu’elles voulaient me "challenger" », précise en souriant le médaillé d’or au 4 x 100 m aux Jeux olympiques d’Atlanta, en 1996, et au Championnat du monde d’athlétisme, un an plus tard. Celui qui dit faire du jogging de temps à autre pour s’entraîner lève son chapeau à tous les marathoniens. « De tous les marathons dans le monde, on sait que le parcours de Montréal est un des plus difficiles à cause des côtes et des montées, souligne-t-il. Mais les gens peuvent se consoler avec la vue superbe qu’ils auront. Commencer la compétition sur le pont-Jacques-Cartier et finir au Stade olympique, ce n’est pas toutes les villes du monde qui peuvent en offrir autant à leurs coureurs ».

Petits pieds et bedons ronds

Cette année, deux nouveautés s’ajoutent à la programmation du Marathon de Montréal : à l’occasion de la Journée internationale des femmes enceintes, qui se célèbre chaque année le 9 du 9, Ventres ronds, on a créé un trajet de cinq kilomètres que parcourront à pied les futures mamans. Aussi, le P’tit Marathon Radio-Canada, créé en collaboration avec Premier Pas, un organisme communautaire qui vient en aide aux familles, consiste en une course de un kilomètre pour les 3 à 11 ans... et les parents, bien sûr.

À la grande surprise des organisateurs, cette dernière activité affiche déjà complet. « On prévoyait avoir 300 enfants, et là, on a finalement dû s’arrêter à 800 inscriptions », se réjouit Mr Arsenault. Ce succès, combiné à celui du Défi étudiant, constitue selon lui un pied de nez à cette époque où la relève se faisait attendre. Car toute bonne habitude de vie doit se prendre quand on est tout petit. « On doit se regarder nous-mêmes comme société et, au Québec, on a un véritable problème d’alimentation et d’activité physique. Si on ne fait rien, je vous assure qu’on ne pourra pas payer cette facture-là, soutient Mr Arsenault. Beaucoup plus qu’une machine à mettre des espadrilles derrière une ligne de départ, le marathon est un véritable outil de santé », conclut-il.

Pour de plus amples informations sur cette course, consulter la rubrique "Agenda"


Voir en ligne : Le Devoir

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