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Naman Keita : Interview

D 15 octobre 2004     H 20:32     C 2 messages


Pas de répit pour Naman Keita. Après avoir décroché une médaille de bronze sur 400 mètres haies lors des jeux olympiques d’Athènes, le hurdleur français souhaite se remettre au travail le plus rapidement possible.
Objectif : briller en Finlande, l’été prochain, à l’occasion des futurs championnats du monde.




Quels souvenirs garderez-vous de la saison qui vient de se terminer ?

Ça a été une saison très dure et très longue puisqu’elle a commencé début avril. Ma première sortie a eu lieu à Dakar sur 400 mètres plat puis, après, ça s’est enchaîné, il y a eu les interclubs et beaucoup de meetings. Le déclic a eu lieu au stade de France lorsque j’ai battu mon record qui est passé de 48’’83 à 48’’17. Ça m’a permis de préparer les jeux olympiques très sereinement et d’arriver frais parce que j’ai pu me reposer afin de ne pas être trop fatigué. Et, enfin, j’ai pu accéder aux jeux olympiques.
Le summum ! Mon rêve depuis tout gamin. Le fait de rentrer sur la piste, de voir la flamme olympique… Tout ce que j’avais envie de faire, c’est de me faire plaisir et d’aller au bout de mes rêves. J’ai eu la chance d’accéder à la première étape, la finale et, en finale, je me suis dit : « Naman, maintenant que tu y es, fais-toi plaisir et surtout, donne tout pour ne rien regretter après la ligne ». C’est ce que j’ai fait et j’ai accroché cette fabuleuse médaille de bronze !

Quel a été ce déclic ? Comment s’est-il produit ?

Ce petit truc s’est fait à force de rencontrer des adversaires comme Sanchez ou Rawlinson. L’année dernière, je n’avais jamais eu la chance de me mesurer à eux mis à part lors des championnats du monde à Paris. Lorsque je les voyais, j’étais plus impressionné qu’autre chose. Le fait d’avoir couru à plusieurs reprises contre eux a fait que, à la longue, ils ne m’impressionnaient plus. Tout simplement, je n’avais plus peur d’eux. Avant, j’étais en bas et les voyais en haut. Maintenant, ils sont à la même hauteur que moi et il n’y a pas de problème.

Jusqu’à présent, la référence sur 400 mètres haies, en France, était Stéphane Diagana. Diagana est parti à la retraite en cours de saison. Ce départ vous a-t-il aidé à vous libérer ?

Pour ma part, j’aurais préféré qu’il soit encore en course comme cela, nous aurions été deux athlètes à représenter la France sur 400 mètres haies et cela aurait été génial.
Malheureusement, il a eu des pépins physiques et il a été obligé d’arrêter, c’est comme ça. Mais je n’ai ressenti aucune pression.

Vous êtes le seul athlète français à avoir, en individuel, ramené une médaille des JO. Le regard des gens a-t-il changé sur vous ? Comment le gérez-vous ?

Il y a de la notoriété en plus mais, je reste très serein et je ne veux surtout pas changer. Ce n’est pas parce que j’ai eu une médaille que je dois changer du jour au lendemain. Je fais tout pour rester moi-même, aussi simple que je suis.

Comment parvient-on, après un sacre olympique, à se remotiver pour la saison qui suit ?

L’athlétisme est un sport un peu ingrat : chaque année les compteurs sont remis à zéro, il faut se remotiver et repartir, ne pas se satisfaire de ce que l’on a fait la saison précédente sous peine de le payer. Mais, j’aime bien ce challenge.

Avez-vous déjà repris l’entraînement ?

Non, j’ai de la chance, je suis encore en vacances. L’entraînement ne reprend, pour moi, que début novembre.

Avez-vous déjà une idée de ce que sera la saison à venir. Allez-vous faire quelques sorties cet hiver ?

Aucune sortie n’est prévue cette hiver. Nous avons cependant planifié deux stages au soleil. Nous ne savons pas encore où, nous savons jusque quand : au mois de janvier et au mois d’avril.

Quels objectifs nourrissez-vous pour la saison estivale ?

Je pense déjà aux championnats du monde qui se dérouleront à Helsinki en Finlande. L’objectif est de mieux faire que cette année et, pour cela, il faut bien s’entraîner et bien se préparer.

Vous vous êtes souvent illustré, au cours de la saison passée, par votre finish. Qu’allez-vous, prioritairement, travailler pour l’année qui se profile ?

Je dois gagner dans tous les domaines. Niveau technique et sur les haies, je suis moyen. Il y a beaucoup de travail à faire. Je dois également travailler la coordination, la vitesse. C’est tout un ensemble qu’il faut travailler pour accéder au parfait.
Mon objectif est : pas de limites et être devant.

Vos commentaires

  • Le 29 décembre 2004 à 00:33, par Rachida En réponse à : > Naman Keita : Interview

    slt je suis une grande fan de naman keita et c’est pour savoir si vous ne connaissaez pas une adresse internet ou je puisse le contacter !!!bizzzzz

    mon email:rachida71@hotmail.com

  • Le 29 décembre 2004 à 09:05, par Gazzola Patrick En réponse à : > Naman Keita : Interview

    Bonjour,
    Actuellement, il n’existe aucun site perso sur Naman Keita, à ma connaissance.
    Si une info le concernant me parvient, je vous en ferais part.
    Passez de bonnes fêtes de fin d’année.

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