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Yves Niaré : « 20 m, un petit exploit ! »

D 18 juin 2006     H 05:34     C 0 messages


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C’est fait. La fameuse barrière des 20 m sur laquelle butaient les lanceurs de poids français depuis plusieurs années a enfin été franchie. Grâce en soit rendue à Yves Niaré, qui a profité de la confidentialité d’une compétition départementale en Corse, à Porto-Vecchio, vendredi 9 juin dernier, pour envoyer son boulet à 20,06 m.


Soit à 13 cm des 20,20 m d’Yves Brouzet qui fêtent cette année leurs... trente-trois ans. La suite fut un peu plus difficile pour le lanceur de l’Avia-Club, qui s’est contenté jeudi soir de 18,67 m à Noisy-le-Grand, derrière les 19,28 m de Gaëtan Bucki. Retour avec Yves Niaré sur une semaine un peu folle.

Yves, franchir cette barrière des 20 m, qu’est-ce que cela représente ?

Psychologiquement, mentalement, cela fait du bien. C’est une barrière psychologique qui est franchie. 20 m, ce n’est pas une petite performance. En France, c’est un exploit, même si le record national n’était pas au rendez-vous. C’est beau.

Racontez-nous votre concours corse...

Je me sentais bien, j’avais de bonnes sensations, le soleil était là. A l’échauffement, j’ai effectué un lancer que j’ai ensuite mesuré entre 20,15 et 20,18 m... Je suis allé le vérifier après, lorsqu’il n’y avait plus personne sur place. C’était un signe que le concours allait bien se passer. Sur mon premier essai, j’égale à 19,76 m mon record en translation (ndlr : Yves Niaré lance en rotation depuis trois ans). Puis j’ai reçu un coup de fil entre mon premier et mon deuxième essai : c’était Radio Corse, qui voulait m’interviewer ! Ils savaient que j’étais là, et voulaient faire un sujet ! C’est la première fois qu’une telle chose m’arrive, en plein concours ! Ils avaient dû prévoir leur coup, ce n’est pas possible... Cela m’a fait marrer, je leur ai répondu pendant un quart d’heure au moins. J’ai laissé passer mon tour, puis j’ai repris le concours. Et sur mon deuxième essai, je réalise 20,06 m. C’est impressionnant, incroyable même. Je ne sais pas comment j’ai fait pour me reconcentrer. Pour être folklo, c’était folklo... Mais ce n’est pas à refaire.

Est-ce cette décontraction qui vous a permis de lancer aussi loin ?

Peut-être... Mais j’avais aussi de bonnes sensations. Et je sais, en tout cas, que j’ai assimilé la technique en rotation.

Le jour même, vous deviez lancer au meeting de Villeneuve-d’Ascq... Comment vous êtes-vous retrouvé en Corse ?

Deux jours avant le concours, j’ai eu une petite élongation, et j’avais d’ailleurs encore des soins le matin même. A Villeneuve-d’Ascq, face à des américains à 21 m, il fallait être prêt à faire le show, et je ne l’étais pas... J’ai préféré lancer, sans pression, sans obligation de résultat, dans un petit concours. J’ai une amie qui est licenciée à Bastia et qui m’a proposé de lancer là-bas. L’idée était bonne, j’ai dit « pourquoi pas » ? Mais je comprends que les organisateurs de Villeneuve-d’Ascq n’aient pas bien saisi ma décision.

La suite a été moins réussie, avec ces 18,67 m au meeting de Noisy-le-Grand...

Cette performance, il va falloir la digérer. A Noisy, ce n’était pas mon jour. C’était une heure à laquelle je ne suis pas habitué à lancer, il faisait frais, j’ai choisi les mauvaises chaussures sur un plateau différent de celui du vendredi précédent... Et la veille, j’avais eu le tort de faire une séance de musculation, puis de m’entraîner le matin même. J’ai voulu trop en faire, alors que j’avais besoin de repos. A force de tailler le crayon, je l’ai pété ! La veille de la compétition de Porto-Vecchio, je n’avais rien fait...

Vous vous retrouvez cette fois derrière Gaëtan Bucki. Votre concurrence peut-elle vous mener plus loin encore ?

Oui, cela va nous pousser, car Gaëtan est un beau concurrent. Il a eu des pépins ces derniers temps, mais je sais que cela va aller mieux pour lui.

Quels sont vos objectifs désormais ? Le record de France, les championnats d’Europe (ndlr : dont les minima sont fixés à 19,70 m) ?

Le record, il viendra ou pas, mieux vaut ne pas y penser. Non, le plus important, ce sont les championnats d’Europe. Voilà un moment que je n’ai pas connu de sélection dans un grand championnat, mais je m’appuie sur mes expériences chez les jeunes. Je sais qu’il faudra marquer le coup. Il nous faudra montrer aux autres pays européens que les français sont là, qu’ils ont eux aussi un bon potentiel. Nous avons tout à gagner, et rien à perdre.

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