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Interview de Ladji Doucouré


Publié le samedi 26 mars 2005 à 19h56min

Champion d’Europe en salle du 60 mètres haies, Ladji Doucouré est de retour à l’entraînement après une période de repos bien méritée. Il dresse un bilan de sa saison d’hiver et évoque les prochaines échéances.





Déjà, quel bilan faites-vous de votre saison hivernale ?

Un bilan positif. Dans tous les sens du terme : je bats mon record, j’ai de bonnes sensations...plein de bonnes choses comme cela.

Depuis votre médaille d’or des championnats d’Europe, est-ce que vous avez le sentiment d’avoir un nouveau statut ?

Ce n’est pas moi qui crée mon statut, ce sont les gens qui pensent que maintenant je ne suis plus un challenger mais un leader alors que j’ai rien fait dans l’athlétisme encore. C’est mon premier titre, donc pour moi je suis encore un challenger. Là, il va y avoir les championnats du monde et je n’ai encore rien fait, donc moi j’y vais encore en tant que challenger. Je n’ai pas changé de statut. Peut-être que dans ma tête, certaines choses ont changé, maintenant je pense que je peux faire quelque chose. Cela me donne plus d’envie et j’y crois beaucoup plus, mais, à part cela, je ne pense pas que cela ait trop changé.

Ce nouveau statut que vous donne les gens, cela n’est pas stressant ?

Qu’on le veuille on non on a toujours du stress donc on est obligé de faire avec. Mais c’est à moi de jouer avec ce stress et de le mettre de mon côté.

La finale des championnats d’Europe a été très stressante justement, comment vous avez fait pour gérer cela ?

Il fallait faire comme dans toutes les autres compétitions, ne pas craquer, être réglé dans toutes les positions comme celle du starter, être prêt à faire ce qu’il faut faire dans la mise en action, dans les passages de haies. Il fallait être propre. C’était difficile. Ce n’est pas une course à retenir techniquement, mais c’était dur psychologiquement, donc je suis assez fier de moi.

On parle beaucoup de votre nouvelle position, qu’est ce que cela change pour vous ?

Les gens font du bruit pour rien alors que j’ai juste changé la position de la tête. Quand on change la position de départ, on peut changer la position des bras aussi, du corps, moi j’ai juste changé la position de la tête. Maintenant je ne regarde plus, c’est tout. Ce qui est positif par rapport à cela c’est que cela me fait gagner du temps pour la réaction, mais au niveau de la sortie des blocs, à l’entraînement ça va, mais en compétition, je suis toujours derrière les autres, donc pour l’instant cela ne m’amène pas grand-chose.

Justement cela fait partie des points à travailler ?

Oui, c’est un des points à travailler. C’est toujours un point à travailler chez moi. Mais c’est aussi bien parce que si j’avais un bon départ, je me demande ce que je devrais travailler en ce moment. Je serais vite saturé. J’ai tout : je vais vite, j’ai de bons temps de réaction... On est vite bloqué si tout va bien, alors que là, il y a toujours des trucs à travailler, donc c’est encourageant.

Est-ce qu’en ce moment vous travaillez là-dessus spécialement ?

Non, pendant la saison, on travaille la partie spécifique, avec notamment les départs, mais là on est loin de cela encore. En ce moment, l’entraînement c’est du développement. On cherche à travailler l’endurance, la force et tout ça. Après, plus on va se rapprocher de la compétition et plus on sera spécifique à la course de haies.

Comment se passe l’entraînement en ce moment ?

Je m’entraîne tous les jours, sauf le jeudi. Là, c’est la période où tous les athlètes partent en stage. Moi je vais partir à Saint-Malo la semaine prochaine et après on part dans le Sud deux semaines avant les interclubs. Cet hiver, on est parti aux Etats-Unis et cela nous a fait du bien.

Justement ce stage aux Etats-Unis, qu’est ce qu’il vous a apporté ?

Disons que courir à un bon niveau dès le départ, cela fait plaisir. On était à Orlando et on faisait des compétitions un peu partout dans le Nord : j’ai fait New-York, la Caroline du Nord, le Tennessee...

Et votre rentrée sur piste est prévue pour quand ?

Je ne sais pas encore, mais je pense que ce sera mi-juin. Je ne sais pas encore où, mais je pense en France. Il faut préparer Paris.

Quelles sont vos ambitions pour cet été ?

Pour le stade de France, cela va être de terminer la course par rapport à l’année dernière, où je m’étais fait éliminer. Sinon c’est d’arriver avec une forme olympique. Arriver avec une bonne forme, comme aux championnats d’Europe, aux championnats du monde et là je pourrais me défendre. Le but ce n’est pas dire « je vais faire cela et cela, » c’est d’arriver en forme et c’est ça le plus dur.

Et là vous êtes en forme ?

Non, là je ne suis pas bien. C’est dur, on remet la machine en marche. Il fallait que je me repose et je me suis reposé. Maintenant il faut tout relancer et cela fait mal. On est dans la période où on travaille beaucoup. Si on me demande de faire un 110 m, là, je ne pourrais même pas le tenir.

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