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Mondiaux 2007 : La chaleur éreinte les athlètes

D 27 août 2007     H 08:43     C 0 messages


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Une chaleur éreintante et une humidité inconfortable plombent Osaka et les Championnats du monde d’athlétisme depuis samedi. Seuls les sprinteurs n’en subissant pas les effets néfastes sur leurs organismes.




Pour la première épreuve, 28 marathoniens n’ont jamais vu la ligne d’arrivée, épreuve pourtant la plus lente de l’histoire des Mondiaux. Beaucoup d’autres ont eu besoin d’une assistance médicale à leur arrivée. Avec une température frôlant les 30° Celsius et les 70 % de taux d’humidité dès le départ à 7h du matin, les brancardiers japonais ont été bien occupés sur les 42,195 km du parcours. Le lendemain, rebelote ! Pour le 20 km marche, les conditions sont identiques et l’Equatorien Jefferson Perez s’écroule pris de spasmes spectaculaires aussitôt son troisième titre consécutif assuré.
"C’est la victoire la plus dure de ma carrière. Je marchais si vite que je savais qu’avec les conditions climatiques, cela pouvait arriver. Cela n’a rien eu de surprenant", explique Perez.

"C’était peut être même un peu suicidaire. Heureusement que je m’effondre après avoir franchi la ligne. J’ai eu des crampes partout dans le corps", ajoute-t-il. Parfaitement conscients des conditions, les organisateurs avaient pourtant pris les devants en installant des brumisateurs à une hauteur de 2 m au dessus de la route. Ce qu’ils n’avaient pas prévu c’est que la chaleur rendrait pratiquement inopérant leur système puisque la vapeur disparaît avant même de retomber. Même sur la piste, construite pour ne pas devenir trop chaude, les athlètes des distances inférieures finissent leur course perlant de sueur. Et tous les commentaires évoquent l’astre solaire et ses effets.

"La chaleur est vraiment le principal adversaire. Même préparé, cela reste un problème", résume ainsi le spécialiste du 3000 m steeple, Roba Gary. En amont, la Fédération internationale (IAAF) avait averti les athlètes et les délégations en évoquant "le climat semi-tropical" qui agite l’île. Les conseils de l’IAAF pour éviter nausées, vertiges, voire évanouissements : venir le plus tôt possible au Japon pour s’acclimater, boire beaucoup, éviter de rester trop au soleil et s’habiller en conséquence. Dans les tribunes aussi, la chaleur se ressent. En plus des milliers de litres de breuvages ingurgités par les spectateurs, un ballet d’évantails agités en rythme descend des gradins.

Et chaque brin d’air est vécu comme une offrande. Seuls à ne pas se plaindre, les sprinteurs. Avec un effort bref, les fauves n’ont pas le temps de subir les conséquences néfastes du soleil. Au contraire. La chaleur permet à leur muscle d’être prêt plus vite.
"J’aime la chaleur. Je vis à Fayetteville dans l’Arkansas où c’est toujours comme cela. Alors cela ne me dérange pas", s’est réjoui l’Américain Wallace Spearmon, qui va défendre sa médaille d’argent sur 200 m. Le contre-exemple parfait.


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