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Interview de Stéphane Diagana

D 5 novembre 2004     H 16:29     C 0 messages


Tout frais retraité, Stéphane Diagana est reparti en croisade. Nouvel objectif du champion d’europe du 400 mètres haies : la candidature de Paris pour les jeux olympiques de 2012. L’occasion, pour le francilien, de revenir sur sa propre expérience olympique et ses projets futurs.





Vous avez annoncé, cette saison, que vous mettiez un terme à votre carrière. Qu’en est-il, à ce jour, de vos projets de reconversion ?

J’y pense mais une reconversion ne peut pas se faire comme ça en un claquement de doigts. C’est plutôt rare, sauf dans une trajectoire assez logique comme celle de Fabien Galthié qui s’est vite retrouvé au poste d’entraîneur. Mais il a quand même eu trois ou quatre mois d’occupations diverses avant cela. En ce qui me concerne, j’ai différentes sollicitations liées à mon parcours sportif et notamment à mon parcours professionnel car je suis diplômé d’une école de commerce. Il me faut peser le pour et le contre. J’ai un peu de temps devant moi donc ça me permettra de prendre une sage décision. Mais ça avance.

Un poste au sein de la fédération française d’athlétisme est-il envisageable ?

Je suis aussi en pleine réflexion sur ce sujet. Ca dépend aussi d’autres propositions qui me sont faites actuellement et qui ne sont pas complètement abouties. C’est bien sûr un domaine qui m’intéresse beaucoup. Mais d’une façon ou d’une autre, j’essayerai de m’investir dans l’athlétisme masculin français.

Vous n’avez, de fait, pas pris part aux jeux olympiques d’Athènes. Quels souvenirs garderez-vous de cet événement ?

C’est difficile à dire car j’ai des goûts assez éclectiques en matière de sport donc je vie pleinement chaque moment que je passe, pour l’athlétisme bien entendu mais aussi pour d’autres sports. Mais le plus grand moment d’émotion sans doute, pour moi, a été la victoire de Jean Galfione en 1996 parce que je l’ai vécue en sachant qui il était et en sachant comment il voulait atteindre le haut niveau. Ça m’a énormément touché de le voir arriver et je me suis vraiment associé à sa joie.

Votre histoire personnelle avec les JO a été difficile. En nourrissez-vous quelques regrets ?

Ce sont, à la limite, des mauvais souvenirs de préparation olympique donc ça n’a pas forcément gâché mon plaisir quand j’ai regardé les jeux. Bien sûr qu’en tant que sportif, on préfère être acteur que spectateur mais il a fallu que je fasse abstraction de cet aspect là des choses. Ça fait
partie du sport et malheureusement, je n’étais pas le seul à être privé de la fête. Il faut regarder ceux qui sont présents et apprécier le spectacle normalement et à sa juste valeur.

Vous vous êtes engagé à soutenir la candidature de Paris pour les jeux de 2012. Que pensez-vous des chances de Paris ?

C’est vrai qu’il y a du beau monde en face mais Paris a la chance de faire partie de ce beau monde. Lorsque je voyage, je sens bien que cette candidature est très respectée par les autres pays. Maintenant il ne faut pas négliger les dossiers de candidature de ces pays. Il faut davantage se concentrer et travailler sur le dossier parisien. Il était bien pour 2008, il doit être encore mieux pour 2012. Par rapport à Londres par exemple, Paris possède une très bonne infrastructure et rassure sur ce plan les autorités olympiques. On a aussi d’autres atouts en matière de sites déjà implantés.

Pensez-vous que les français soient suffisamment informés ?

Je pense qu’on en parle bien. Les gens sont au courant et il y a une réelle volonté d’accueillir les jeux. Je pense aussi qu’on a eu la chance d’avoir deux grands évènements préparatoires avant qui ont été la Coupe du monde de football en 1998 et les championnats du monde d’athlétisme en 2003 et qui ont été des succès. C’est un plus par rapport aux autres candidatures car ces événements ont démontré notre savoir-faire et notre savoir être.

Comment faites-vous, concrètement, pour défendre le dossier Paris 2012 ?

On a l’accès aux médias donc on essaye de relier des choses qui passent par les canaux classiques mais n’atteignent pas forcément les personnes visées. On a aussi un rôle de lobbying. Quand je côtoie par exemple une personne du milieu de l’athlétisme ou olympique, j’essaie de faire du mieux possible. On essaie aussi de sensibiliser les gens à notre envie de recevoir les jeux en 2012.

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