Marathon Trail d’Angkor 2026 : Guillaume Rothenflug et Julie Frachette triomphent à Siem Reap
Publié le samedi 24 janvier 2026 à 14h17min
Dans la moiteur mystique des temples khmers, le Marathon Trail d’Angkor 2026 a consacré ce samedi 24 janvier Guillaume Rothenflug et Julie Frachette, vainqueurs d’une édition aussi exigeante que spectaculaire, tracée au cœur du site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Entre jungle, rizières et vestiges millénaires, les marathoniens ont profité d’un parcours unique au monde, seul autorisé à traverser ainsi l’ancienne capitale de l’Empire khmer. Cette neuvième édition de l’Ultra Trail d’Angkor, dont fait partie le Marathon Trail d’Angkor sur 42,195 km, confirme la montée en puissance de l’événement, devenu un rendez-vous incontournable pour les passionnés de trail venus des quatre coins du globe.
Un marathon au cœur des temples d’Angkor
Le Marathon Trail d’Angkor se déroule à Siem Reap, au Cambodge, avec un départ donné à 6h ce samedi 24 janvier 2026, sur un tracé de 42,195 km mêlant sentiers, pistes et chemins traversant rizières, villages et zones forestières, toujours avec la silhouette des temples d’Angkor en toile de fond. L’épreuve s’inscrit dans le programme de l’Ultra Trail d’Angkor (UTA), qui propose six distances, de 8 km à 100 km, toutes organisées sur le site archéologique d’Angkor, seul événement de trail officiellement autorisé à emprunter ces secteurs protégés. Porté par Phoenix Voyages et ses partenaires, l’UTA a déjà rassemblé jusqu’à 1750 coureurs venus de 50 pays lors de la précédente édition, confirmant l’attrait international de cette manifestation mêlant sport, culture et découverte. Les participants évoluent ainsi au milieu d’un patrimoine exceptionnel, entre temples enfouis dans la végétation, digues anciennes, bassins et villages traditionnels, dans une ambiance à la fois festive et respectueuse du lieu.
Guillaume Rothenflug, lauréat solide chez les hommes
Chez les hommes, la victoire revient au Français Guillaume Rothenflug, qui s’impose avec autorité en bouclant le Marathon Trail d’Angkor en 3 h 41 min 30 s, soit une allure moyenne de 11,38 km/h sur un parcours pourtant cassant et varié. Engagé avec le dossard 738, né en 1987 et classé dans la catégorie M0M, il domine le classement masculin tout en s’adjugeant la première place de sa catégorie, confirmant une gestion de course parfaitement maîtrisée sur l’ensemble du tracé. Derrière lui, les écarts se creusent au fil des kilomètres, les changements de surface, la chaleur montante et les relances incessantes au gré des villages et des zones boisées accentuant la sélection naturelle parmi les prétendants au podium. La régularité de son tempo, associée à une capacité à relancer dans les portions plus roulantes, lui permet de conserver son avance jusqu’à la ligne d’arrivée installée aux abords des temples, dans une atmosphère à la fois sportive et contemplative.
Un podium masculin international et disputé
Si Guillaume Rothenflug s’adjuge la victoire, la densité reste forte aux avant-postes avec plusieurs coureurs français et espagnols bien placés. Le Français Pierre Frachette prend une belle troisième place au classement général en 3 h 49 min 21 s, à la moyenne de 10,99 km/h, tout en décrochant la victoire en catégorie SEM, preuve d’un niveau relevé chez les seniors. Il devance d’un souffle son compatriote Thibaud Simonnet, également crédité de 3 h 49 min 21 s, qui grimpe sur la troisième marche du podium masculin en catégorie M0M, signant ainsi un doublé français aux avant-postes derrière le lauréat. L’Espagnol Diego Navas Solorzano s’invite lui aussi dans le top 5, cinquième au scratch en 3 h 50 min 50 s (10,92 km/h), tout en remportant la catégorie M2M, devant son compatriote Sergio Peñas Delgado, sixième en 3 h 53 min 47 s et deuxième senior masculin. Cet alliage de coureurs français, espagnols et d’autres nationalités illustre la dimension internationale de l’événement, où se côtoient athlètes aguerris, passionnés de voyage et amateurs de défis sportifs en milieu naturel.
Julie Frachette, reine du marathon khmer
Chez les femmes, c’est la Française Julie Frachette qui s’impose en patronne, signant une performance de haut niveau avec un chrono de 3 h 49 min 20 s, soit exactement la même allure moyenne de 10,99 km/h que son homologue masculin Pierre Frachette, qu’elle talonne au classement général. Née en 1997, dossard 750, elle remporte le classement féminin et la catégorie SEF, tout en prenant la deuxième place au scratch général, un résultat marquant sur une épreuve aussi exigeante. Sa course régulière, construite dans la fraîcheur relative des premières heures après le départ à 6 h, lui permet de résister au retour de ses poursuivantes malgré la chaleur croissante et la fatigue accumulée dans les portions sableuses ou exposées. En franchissant la ligne en tête chez les dames au milieu des applaudissements des spectateurs, des bénévoles et des autres coureurs, elle inscrit son nom au palmarès d’une épreuve de plus en plus convoitée par les traileuses internationales.
Un top 5 féminin homogène et expérimenté
Derrière Julie Frachette, le classement féminin met en lumière une belle diversité de profils et de nationalités. La Française Marjorie Edme se classe deuxième femme en 4 h 23 min 57 s (9,55 km/h), remportant au passage la catégorie M0F et démontrant une solide endurance sur les successions de faux plats et de passages en sous-bois. La Polonaise Renata Wojtkowiak complète le podium féminin en 4 h 56 min 59 s (8,49 km/h), première en M3F, confirmant qu’Angkor attire aussi des coureuses expérimentées, rompues aux longues distances et aux conditions tropicales. La jeune Française Léa Cabadet, née en 2001, termine quatrième femme en 4 h 58 min 46 s (8,43 km/h), deuxième senior, juste devant l’Américaine Jillian Freeman, cinquième en 5 h 10 min 04 s (8,13 km/h), troisième SEF. Ce top 5 féminin illustre l’équilibre entre nouvelles générations et athlètes chevronnées, et reflète la vocation internationale de l’UTA, qui rassemble chaque année un large panel de coureurs venus d’Europe, d’Asie et d’Amérique.
Une édition 2026 dans la continuité d’un succès croissant
L’édition 2026 du Marathon Trail d’Angkor s’inscrit dans la dynamique de croissance de l’Ultra Trail d’Angkor, qui, lors des précédentes éditions, a déjà réuni plus de 1700 coureurs issus d’une cinquantaine de pays, sous l’égide du Comité National Olympique du Cambodge et des autorités culturelles. Le parcours, alternant jungle luxuriante, villages isolés, digues anciennes et passages au plus près des temples, reste l’un des principaux attraits de l’événement, offrant une immersion totale dans l’histoire et les paysages du site d’Angkor. Au-delà du classement, de nombreux participants évoquent une expérience hors norme, où les encouragements des habitants, les sourires des enfants et la beauté des sites traversés compensent largement la difficulté des kilomètres avalés sous un climat parfois lourd. Avec ses six distances, de l’initiation de 8 km au défi ultime des 100 km, l’UTA confirme en 2026 sa capacité à fédérer aussi bien les traileurs élites que les coureurs amateurs en quête d’aventure, de dépassement et de découverte culturelle. Pour Guillaume Rothenflug et Julie Frachette, cette victoire à Angkor restera sans doute comme un jalon marquant dans leur parcours, gravé à jamais au milieu des pierres séculaires et des chemins rouges du Cambodge.
Voir en ligne : Marathons.fr
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