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Marathon du Médoc : Certificat de bonne conduite

D 5 septembre 2008     H 21:38     C 0 messages


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La course de samedi matin sert de baptême aux coureurs qui rêvent de ces 42 kilomètres. Un parcours organisé dans un paysage exceptionnel, marqué par un esprit et une convivialité hors pair.




Vent frais le long de la rivière, c’est ainsi qu’on appelle la Gironde en Médoc, hier au petit matin devant une eau grise et agitée qui ne badinait pas sous un ciel d’automne. « Ça sera difficile dans les deux derniers kilomètres le long de l’estuaire mais il ne faudrait pas qu’il pleuve. Sinon, ce sera encore pire pour les vendanges ». Helmut Ziegl est Bavarois, coureur à pied, parfois marathonien mais aussi vigneron. « Nos vendanges sont plus tardives et je me suis accordé quelques jours de détente avec une partie de mon équipe ». Et le groupe part tranquillement en reconnaissance vers Saint-Estèphe : « En voiture et en courant un peu, précise le chef de bande, car certains ne connaissent pas le parcours et il ne faut pas qu’ils arrivent à Cos d’Estournel sans savoir ce qui les attend. Cela a beau être une première dans cette "carte postale", il ne faut pas qu’ils soient surpris par la côte et les quelques kilomètres suivants ». Il sera toujours temps de parler de tout cela à table, près de la mairie de Saint-Julien. « Rien n’est laissé au hasard, promet le vigneron. On a même quelques échantillons pour le restaurateur ».

Sport et bonne humeur

Le Médoc, c’est tout cela. Un peu plus de huit mille coureurs quand l’affluence pourrait être double, 42,195 kilomètres de routes, de chemins, de sable, de sols plus ou moins stabilisés, de longues côtes et de courtes descentes. Mais aussi des milliers de gens qui maintiennent l’hésitant sur la bonne route, de l’eau en abondance aux ravitaillements tous les deux kilomètres, au bout du parc de Beychevelle et dans le parc de Lafitte-Rotschild, parfois en droite ligne des nuages. Du vin aussi, proposé aux plus aventureux dans une dizaine de propriétés, une cinquantaine d’orchestres aussi, pour une fête permanente, concentrée cette année autour des îles. Et cette douce moquette rouge pour les 195 derniers mètres. C’est tout cela que veut découvrir Muriel Laluque. Dossard 2997. Une parmi des milliers de coureurs.

Coureuse qui n’attend que l’officialisation de son certificat de marathonienne. « C’est un peu l’aboutissement de la course à pied. Le marathon entretient la magie ». D’autant que la Mérignacaise garde un mauvais souvenir de sa première tentative : « C’était à La Rochelle, en novembre 2006, et j’étais malade. Je n’aurais pas dû m’y lancer ». Cette fois, la manipulatrice en radiologie a bien mieux préparé l’aventure. Tout a commencé il y a dix ans en quittant la salle d’aquagym qui n’était plus adaptée à son temps libre. « Les enfants étaient grands, j’approchais de la quarantaine, j’avais besoin d’exercices et mon mari courait un peu. Tout était réuni ». Un premier footing de deux kilomètres, une première course de 10 km en moins d’une heure l’année suivante, Muriel Laluque filait, sans le savoir, vers son premier marathon.

Baptême

« J’ai d’abord accompagné des amis, puis je me suis dit que ce serait un objectif. Je cours trois fois par semaine et c’est une amie, engagée pour la quatrième fois, qui m’a décidée. Ce sera son dernier. Mais je suis un peu inquiète car je connais le parcours, même si, cet été, en vacances en Espagne, je n’ai pas triché avec l’entraînement. Tous les deux jours ». Pour tromper l’inquiétude qui fait beaucoup rire le mari, à l’écart de la « tension nerveuse », et qui a remis les chaussures de sport « pour bien profiter des contrôles de ravitaillement ». Toute l’histoire du Médoc dans cette aventure, très classique, de ce couple, prêt à courir pour obtenir leur certificat de bonne conduite. Et même à grincer des dents devant ces tricheurs, vus et reconnus, prenant le peloton à mi-course et franchissant la ligne en trois heures et quart : « Ils n’ont trompé qu’eux-mêmes, mais c’est si loin de l’esprit… »

Pour de plus amples informations sur cette course, consulter la rubrique "Agenda"


Voir en ligne : Sud Ouest

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