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Mehdi Baala : « Les JO, c’est le summum »

D 29 avril 2008     H 13:20     C 0 messages


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Alors que le porte-drapeau français pour la cérémonie d’ouverture des JO doit être désigné ce mardi, Mehdi Baala, grande chance de médaille en athlétisme, nous a confié sa vision des Jeux et ses espoirs pour Pékin.




Mehdi, les Jeux Olympiques débutent dans 100 jours pile. Que représente cette date pour vous ?

C’est un compte à rebours symbolique pour moi. Cela ne représente pas grand-chose. Cent jours, cela fait un peu plus de trois mois et pour une discipline comme la mienne ce n’est pas grand-chose car on a pratiquement besoin d’un an pour préparer une telle compétition. J-100, on se dit juste que s’il arrive un pépin maintenant, ce serait quasiment trop tard pour avoir le temps de revenir d’ici les Jeux. On n’a quasiment plus le droit à l’erreur maintenant.

L’athlétisme est l’un des sports phares de l’olympisme. En tant qu’athlète, que représentent les Jeux pour vous ?

C’est LE sport phare des JO. Les Jeux pour moi, cela reste d’abord un souvenir. Celui des JO de Sydney. J’avais 21 ans et je me suis retrouvé sur la ligne de départ de la finale du 1500 m. J’ai fini 4 ème à deux dixièmes du podium. C’était frustrant et super à la fois car j’étais arrivé là-bas avec des étoiles plein les yeux. J’ai vécu ces Jeux avec les yeux d’un gamin. Je me suis souvenu des moments où je regardais les JO à la télévision quand j’étais gamin. Mon plus grand rêve était alors de participer un jour aux Jeux. Alors, finir aussi près du podium a été magique. Au-delà de ça, les JO, c’est synonyme de paix, de fraternité, de ralliement des peuples. C’est un évènement planétaire qui n’a pas d’égal en terme sportif. C’est le summum.

On parle beaucoup du problème des droits de l’homme en Chine et de boycott de la cérémonie d’ouverture. Comment vous situez-vous par rapport à ces sujets ?

J’ai une vision très claire : je suis sportif, je ne fais pas de politique. En tant que sportif, on doit se concentrer sur notre objectif et montrer le meilleur de nous-mêmes. On doit montrer une bonne image, montrer que les Jeux sont importants pour nous, pour le sport mais aussi pour la liberté, la fraternité. On a besoin des Jeux car ils véhiculent un message fort. Mais ce n’est qu’après les Jeux qu’on mesurera la portée de ce message. Avant, cela ne sert à rien de parler. Chacun doit faire son travail et le nôtre, en tant que sportifs, c’est d’arriver le plus en forme possible aux Jeux pour défendre les valeurs de l’olympisme et de notre pays.

Ne craignez-vous pas pour votre liberté d’expression pendant ces Jeux ?

Je vais là-bas pour faire ce que je dois faire, pas pour autre chose. Même si les Jeux n’étaient pas médiatisés, même si personne n’en parlait, j’irais là-bas. Par amour pour ce que je fais. L’athlétisme, c’est ma passion. J’irais à Pékin pour les JO, pour la beauté de mon sport, pour réaliser mes rêves de gosse. Le reste, ce n’est pas à moi d’en parler.

Pour en revenir à vous directement, on sait que les conditions atmosphériques de Pékin (pollution, chaleur, humidité) vont poser problème pour les courses de fond et de demi-fond. Cela vous inquiète-t-il ?

Cela va être un problème de plus à gérer mais ce sera pareil pour tout le monde. On n’aura pas beaucoup de temps pour s’adapter à la pollution car ceux qui arriveront le plus tôt sur place seront à Pékin au maximum 15 jours avant le début des Jeux. Moi, je viendrais quatre jours avant donc cela risque d’être difficile. Mais je crois que les Chinois font des efforts pour réduire la pollution. On verra ce que ça donnera, j’espère que ça se passera bien. En plus, il y aura la chaleur et l’humidité à gérer. Heureusement, mes courses se déroulent en soirée donc la chaleur ne devrait pas trop me déranger. Pour l’humidité, j’avais pu voir l’an dernier à Osaka, où le climat est encore plus humide qu’à Pékin, qu’on s’y habitue vite.

Aujourd’hui, comment vous sentez-vous ? Où en êtes-vous de votre préparation ?

Tout va bien. Je sors de trois mois de travail foncier, quelque chose que je n’aime pas forcément. C’était difficile. Je vais maintenant enchaîner par une période de travail plus qualitatif, avec de la vitesse. C’est mon point fort, c’est ce que j’aime. Mais cela va devenir de plus en plus dur, les séances vont être de plus en plus contraignantes. En fait, c’est la période de préparation la plus difficile qui commence avant de retrouver la compétition en juin. Tout va aller très vite.

* Propos recueillis par Emmanuel Quintin


Voir en ligne : Sport 24

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