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Ultra Trail du Mont-Blanc : Sécurité, la localisation des coureurs pour clé de voûte


Publié le samedi 29 août 2009 à 08h00min

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Trois morts dans le Mercantour, lors d’un trail en juin dernier. Trois décès pour cause d’orage violent et d’impossibilité de joindre les malheureux concurrents pour les prévenir du danger. Un drame qui a suscité des interrogations concernant la sécurité de ce type de courses hors normes, en pleine nature. À commencer par la reine de toutes, l’Ultra-Trail du Mont-Blanc (UTMB).




Entre mardi et samedi, les organisateurs de l’UTMB lâcheront dans la nature pas moins de 5000 coureurs, répartis sur quatre courses de 98 à... 250 kilomètres ! De quoi faire faire des cauchemars de disparitions ?
Pas tant que cela, même si pour le corps médical et les secouristes mobilisés, ce sont plus de 5000 hypoglycémies, hypothermies, foulures, fractures, égarements et autres épuisements potentiels.

Un contrôle tous les sept kilomètres

Pour Catherine Poletti, l’un des maîtres de cette célébrissime épreuve traversant trois pays : « Notre principal atout est de pouvoir localiser tous les concurrents tout au long du parcours ». Comment ? Simplement en imposant à chacun une puce électronique sur son dossard et une seconde sur un bracelet obligatoire. La suite n’est qu’une question de personnel. Et de moyens financiers, il faut bien l’admettre, puisque ce suivi implique un investissement de 100000 euros. Moyennant cette coquette somme, les coureurs sont détectés tous les sept kilomètres par des contrôleurs disposés sur le parcours et en liaison informatique directe avec le PC course.

L’autre point fort de la sécurité, c’est la transmission vocale ou par SMS aux concurrents des "alertes orages" selon leur position. D’où l’intérêt du troisième point : le matériel obligatoire pour chaque coureur. « La première raison du matériel obligatoire, c’est la survie. Dans un langage plus fleuri, on pourrait dire : "le matos obligatoire, c’est pas pour embêter, mais pour pas crever en montagne". Il permet de prendre conscience de la difficulté de la course à laquelle les coureurs se préparent ». Côté moyens humains, l’UTMB ne lésine pas. Médecins, kinés, podologues, infirmiers, secouristes professionnels et bénévoles sont répartis sur les quatre parcours et les grands acteurs du secours (PGHM, CRS, secours en montagne, pompiers...) sont sur la brèche. Au total, ravitaillements compris, ce sont 1400 bénévoles qui seront mobilisés cette année, avec comme maître mot, la sécurité.

North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc, du 25 au 30 août.
Site web : www.ultratrailmb.com

- Repères

Le matériel des coureurs

Un gobelet personnel, un litre d’eau minimum, deux lampes en état de marche avec piles de rechange, une couverture de survie, un sifflet, une bande élastique de bandage, une réserve alimentaire, une veste imperméable adaptée à la montagne, un pantalon ou collant, une casquette ou bandana, un téléphone mobile (chargé), gants et vêtements chauds, un minimum de 20 € au cas où...
Et conseillé : des bâtons télescopiques, vêtements de rechange, boussole, couteau, ficelle, crème solaire, crème anti-échauffement...
Chaque coureur devra garder le même sac tout au long de sa course, avec un minimum de 1 kg de matériel en permanence.

Les contrôles

Sur l’UTMB, il est prévu cette année plus de 25 points de contrôles sur les 166 kilomètres du parcours ; en montagne et sur tous les "points hauts".

Pour de plus amples informations sur cette course, consulter la rubrique "Agenda"


Voir en ligne : Le Dauphiné Libéré

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