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Claire et David, « Marathon Cinq Continents »


Publié le mercredi 28 janvier 2009 à 15h57min

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Leur projet de voyage est né d’une envie et d’un rêve. Une envie de découverte et d’aventure autour du monde. Le rêve de le faire à son rythme, sur le long terme. Il s’est construit autour d’une passion commune : la course à pied. Au-delà d’une simple manifestation sportive, les compétitions sont le lieu de rencontre, de discussion et d’échange et amènent des sentiments aussi variés que la joie, l’euphorie, le doute, le bien-être, la souffrance et le courage. Afin de pouvoir vivre et savourer ces sentiments et ces expériences pleinement, ils ont décidé d’en faire l’élément fédérateur de leur voyage et se sont fixés comme objectif d’accomplir 5 marathons, un sur chaque continent, en un an.




Le 16 octobre dernier, nous sommes rentrés d’un an de voyage à travers le monde, après avoir accompli l’objectif principal de courir cinq marathons, un sur chacun des continents suivants : l’Amérique, l’Océanie, l’Asie, l’Afrique et l’Europe. « Marathon Cinq Continents », voilà donc quel aura été le thème et le nom de notre périple d’un an ! La course à pied, qui est l’une de nos passions communes, a été l’élément fédérateur du voyage. C’est donc du désir de se consacrer entièrement à ce sport, qui fait partie de notre quotidien, et de l’envie de partir à sa découverte au-delà de nos frontières, qu’est né ce projet. Courir cinq marathons en une année représente un défi sportif en soi que nous voulions relever. Ces compétitions nécessitent un entraînement assidu et adéquat, que nous avons adapté selon les contraintes de l’environnement dans lequel nous nous sommes retrouvés mais aussi selon celles du voyageur « backpacker » ! Pour ce voyage que nous avons voulu nature, nous étions équipés pour être en total autonomie (notamment pour le trekking).

Tous nos déplacements se sont effectués avec un sac à dos. Les entraînements ont été à la fois des sorties traditionnelles de course à pied sur route mais aussi du cross country et des trekkings. Nous ne sommes pas allés chercher des performances au niveau des chronos mais plutôt au niveau des conditions dans lesquelles nous nous sommes préparées (chaleur, humidité, maladies, coutumes, temps de transport…). Plusieurs critères nous ont permis de sélectionner nos marathons. D’une part, il nous fallait être sûr de la distance. C’est pourquoi, les marathons choisis sont tous reconnus par l’association des marathons internationaux (AIMS). D’autre part, il nous fallait aussi prévoir des temps de récupération et de déplacement entre chaque épreuve. Et enfin, nous devions toujours avancer dans le même sens afin de pouvoir profiter des billets d’avion « tour du monde » (vers l’Ouest). Dans ces conditions, peu de possibilités se sont offertes à nous, les marathons sélectionnés ont été respectivement courus à : Buenos-Aires (AR), Westport (NZ), Nagano (JP), Kigali (RW) et Helsinki (FI).

Difficile voire impossible, voilà les mots qui nous viennent naturellement à l’esprit lorsqu’il s’agit de dresser un bilan exhaustif de notre aventure… Nous l’avons voulue avant tout sportive à l’image du fil conducteur que nous nous étions fixé. Un voyage qui bouge et qui nous permet de découvrir de façon autonome certains des magnifiques paysages que peuvent-nous offrir notre chère Terre. Un voyage qui nous a aussi amené à faire connaissance avec de nombreuses personnes très ouvertes d’esprit, avantage du voyage autonome où l’approche humaine est une nécessité. Nous aimons la course à pied, c’est à cause et grâce à elle que nous avons accompli un tel parcours et que nous aurons sans aucun doute bravé toutes les embuscades dédiées aux voyageurs. Nous tenant continuellement en bonne condition physique, elle nous aura forcé à rester à l’écoute de notre corps et de ce fait s’alimenter, se reposer, s’hydrater de manière adéquate. Aucune perte de poids, jamais malades et toujours opérationnels lors des longues randonnées ou encore lors des compétitions, on ne peut que se féliciter d’avoir choisi ce fil conducteur !

Ainsi donc, un voyage difficile à qualifier, c’est finalement une manière de voir les choses, une nouvelle philosophie de vie qui s’en dégage. Comment garder une vision identique à celle du départ lorsque tant d’émotions ont été partagées, quand tant de terres jusque là inconnues pour nous ont été parcourues, en marchant ou en courant...
Le fait de courir change souvent la vision qu’ont les locaux sur vous. Courir c’est comme faire partie du décor : « ils courent c’est donc qu’ils sont intégrés dans la vie locale, ils savent où ils vont ! ». Il y a certes une vision différente des locaux vis à vis du coureur qui ne correspond pas avec la vision qu’ils ont des touristes mais il y a aussi ce coté concernant la souffrance physique qui ne laisse personne insensible. L’Asie du sud est aura été un bel exemple, lorsqu’au Vietnam, nous nous serons évadés de toutes ces sollicitations incessantes en allant courir, ou encore au Laos où la perplexité était de mise dans les petits villages.

Parfois pour rencontrer les coureurs et échanger des impressions et des points de vue sur les compétitions et la course en général, nous avons cherché à nous entraîner avec les membres de clubs de course locaux, à rencontrer les organisateurs de nos marathons, à nous informer sur les manifestations de course à pied dans les pays visités. C’est de cette manière que nous nous serons faufilés dangereusement entre les voitures dans les rues de Buenos-Aires (Argentine) ou encore que nous aurons participé au championnat sud africain du semi marathon organisé pour la première fois dans un township !!! Cela nous aura permis de nous rendre dans des endroits peu touristiques de certains pays et d’y trouver un brin d’exotisme très appréciable lorsqu’on voyage sur une longue durée.

Courir est une chose mais savoir courir en société en est une autre, surtout lorsque cela ne fait pas partie des mœurs de celle-ci. Il est des lieux où il faut faire preuve de beaucoup de ressenti avant d’enfiler ses « running shoes ». Nous voulions avant tout passer le plus inaperçu possible malgré le fait que notre allure de « backpacker » était difficilement dissimulable. Courir avec un équipement adéquat peut être parfois provocateur et complètement inapproprié tel que dans les montagnes d’Usumbara (Tanzanie) ou encore en plein centre-ville à Kigali (Rwanda). C’était aussi un choix de notre part, nous ne nous sentions pas à l’aise et notre entraînement n’aurait pas été profitable. D’autres lieux comme les grandes villes Thaïlandaises ou Vietnamiennes sont tout simplement incompatibles avec la course à pied, la densité de la population et le manque d’espaces verts y sont pour beaucoup.

À travers ce périple, de grands moments d’entraînement, très intenses nous auront fait vibrer. Pour en citer quelque uns :

  • Dominer Santiago du Chili en courant sur le Cerro San Cristobal (le Mont-Royal de Santiago).
  • Dominer Wellington (Nouvelle Zélande) et sa baie dans un décor nature.
  • Parcourir un itinéraire confiné entre les montagnes et la mer au bout du monde, à Ushuaia (Argentine).
  • Se frayer un chemin parmi les grandes herbes sèches dans les plaines du Drakensberg (Afrique du Sud).
  • Salir ses chaussures avec la terre rouge et humide des sentiers d’Iquaçu (Brésil).
  • Rafraîchir son maillot au bord du lac de Kawaguchi-ko (Japon) avec le Mont Fuji en arrière plan.

Nous n’avons pas pris le départ de nos marathons avec le même état d’esprit. Chaque marathon aura été bien différent notamment par rapport aux conditions météo (10°C à 30°C, pluie, vent, soleil), au nombre de participants (de 120 à 8000), à l’entrainement suivi auparavant, aux conditions de course (ravitaillements, organisation)… et à nos objectifs de temps.

Le marathon de Buenos Aires (Argentine) en novembre 2007 nous aura permis de découvrir douze quartiers de la ville (Centro, San Telmo, Puerto Madero...). Le parcours très technique empruntait une portion d’autoroute (une 4 voies rien que pour nous) et le revêtement de sol était très varié (pavés, trous, rails de tramway, ralentisseurs...). La concentration était donc de rigueur tout au long du marathon pour poser nos pieds au bon endroit. C’est une ambiance sud américaine, très chaleureuse, qui régnait à l’arrivée comme au départ, parmi les plus de 4000 participants. De nombreux coureurs s’étaient déplacés des différents pays d’Amérique du sud (Chili, Brésil, Uruguay, Colombie, Venezuela, Pérou, etc.) et leurs présences a été soulignée au départ par l’hymne national de leur pays. David (2h59) et Claire (4h05).

Le marathon de Wesport (Nouvelle-Zélande) en février 2008 aura été l’illustration de ce qu’est un marathon, à savoir une épreuve difficile pleine de surprises et parfois porteuse de déceptions. Malgré le fait que nous étions physiquement préparés pour cette course, deux jours pour rattraper 17h de décalage horaire et pour nous reposer de 3 jours de voyage en bus et en avion n’auront pas été suffisants pour atteindre nos objectifs. Westport est un village situé au bord de l’océan, sur la côte ouest de l’île du sud de la Nouvelle-Zélande, a l’embouchure de la rivière Buller. C’est justement le long de cette rivière, dans les gorges Buller qu’avait lieu le marathon. 170 marathoniens étaient inscrits et à l’arrivée, après avoir fini avec un parcours vallonné, c’est une ambiance de fête de village qui nous attendait. David (3h01) et Claire (4h11).

Le marathon de Nagano (Japon) en avril 2008 commémoratif des Jeux Olympiques d’hiver de 1998, regroupait près de 8000 coureurs venus faire revivre l’esprit des JO le long d’un parcours tracé en fonction des installations olympiques et se finissant dans le stade olympique !!! Pour cette épreuve, notre préparation avait été plus que succincte durant le mois et demi précédant l’évènement. Nous avons énormément voyagé à travers l’Asie du sud-est (Thaïlande, Laos, Cambodge, Vietnam), ce qui nous a contraint à diminuer nos entraînements. Souvent en déplacement, des températures oscillant entre 35 et 40 degrés Celsius, un taux d’humidité élevé et des villes inappropriées pour courir, autant de facteurs qui nous ont obligés à limiter notre préparation. D’autre part, la foulure à la cheville que David s’était faite deux semaines avant la course se faisait encore bien sentir. Malgré cela nous avons réussi à rallier la ligne d’arrivé ensemble en 4h06.

Le marathon de Kigali (Rwanda) en mai 2008 nommé le "marathon international pour la paix" est défini par une boucle de 10,5 km avec le départ et l’arrivée prévus dans le stade national Amahoro. Nous sommes arrivés une semaine avant le marathon afin de nous acclimater à la température et à l’altitude (1500 m) mais malgré cela l’épreuve fut vraiment difficile pour nous. David (3h32) et Claire (3h27 pour les 32 km).

Le marathon d’Helsinki (Finlande) en août 2008 était le dernier de notre périple. Ce marathon devait être le marathon de la performance. Les records devaient être battus et David voulait se qualifier pour le marathon de New-York de 2009. En revanche, le temps n’était pas de notre côté. Il pleuvait de façon continue depuis le petit matin, et cela a duré toute la journée. Les coureurs étaient nombreux (environ 6000 inscrits) sur une route trop étroite. Difficile de conserver la cadence entre les goulots d’étranglement et les flaques d’eau qui ralentissaient la foule. Il fallait donc être bien placé dès le départ. David (2h49) et Claire (4h03).

Entremêler notre passion pour la course à pied et pour l’activité de plein air, au voyage, s’offrir le luxe de nous consacrer entièrement à cela, nous en rêvions et nous l’avons réalisé… Rythmé par les marathons, notre voyage n’aura pas été un marathon mais nous aura procuré autant, voire plus, de sensations que lors d’un marathon !

- Pour plus d’informations, vous pouvez les contacter

Claire Doulé ou David Le Porho
8343, Avenue de Gaspé - Montréal (Québec) H2P2K2
Tel : + (001) 514.274.8209
Email : info@m5c.cc
Site web : m5c.cc


Voir en ligne : m5c.cc

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