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Athlétisme à Madrid : Christine Arron quitte Madrid en boitant

D 5 mars 2005     H 00:00     C 0 messages


Après un début de saison prometteur, la sprinteuse s’est blessée à la cuisse vendredi lors des championnats d’Europe en salle.



Blessée dès le premier tour vendredi, Christine Arron a déjà terminé ses championnats d’Europe en salle à Madrid. Fatalité, quadrature du cercle, malédiction : les mots sont pipés concernant celle qui détient toujours le record d’Europe du 100 m (10’’ 73), seule vraie star internationale de l’athlétisme français depuis la retraite définitive de Marie-José Pérec. « La reine Christine », a-t-on souvent écrit quand, revenue au plus haut niveau de la compétition après sa maternité, la Guadeloupéenne a enchaîné les bons chronos, les meetings victorieux et les saisons pleines de promesses, comme l’an dernier avant les JO d’Athènes.

Chutes en cascades
Dominatrice impuissante, doit-on constater quand elle s’effondre aux championnats du monde à Paris en 2003, puis aux Mondiaux en salle à Budapest, et enfin en demi-finale du 100 m à Athènes.

Vendredi, Arron s’est relevée avant la fin de la course et a quitté la piste en boitillant. « Blessure », a d’abord confirmé, sans plus de détail, le directeur technique national Robert Poirier, dont c’est la dernière grande « sortie » avant retraite, exception faite des Mondiaux de cross-country les 19 et 20 mars près de Saint-Etienne. « A l’ischio droit », a précisé plus tard Jean-Philippe Manzelle, l’attaché de presse de la Fédération française (FFA). « Elle a ressenti une douleur dans les quinze premiers mètres de la course et sera forfait sur le 200 m. Rien ne laissait présager cet accident, Christine était en super forme. »

Guerre d’entraîneurs
La semaine dernière, la sprinteuse avait facilement enlevé le 60 m du meeting de Liévin après avoir établi la meilleure performance de l’année en 7’’ 10. En attendant un IRM dans les prochains jours, elle n’a pas voulu s’exprimer mais il n’est pas difficile d’imaginer le degré de déception, et probablement d’interrogations, face à la répétition métronomique des blessures.

Certains détracteurs, tel son ex-entraîneur Jacques Piasenta, y verront la confirmation de leur diagnostic après le fiasco d’Athènes : serait en cause la nouvelle manière de courir d’Arron, sous l’influence de son coach Guy Ontanon. Ce dernier n’a pas digéré les critiques, selon lui profondément injustes, de « Pia ». Primo, les deux hommes n’ont pas entraîné la sprinteuse aux mêmes périodes, l’un avant et l’autre après la maternité. Secundo, les remarques acerbes de Piasenta font fi des nombreux succès de Arron, période Ontanon.

Reste une question qui n’est insultante ni pour elle ni pour lui : pourquoi tant de problèmes et de gâchis dans les grandes occasions, en individuel du moins, alors qu’insérée dans le collectif d’un relais elle n’échoue pas ? Ontanon et sa protégée ont cinq mois pour trouver la réponse avant les championnats du monde d’athlétisme, en août à Helsinki, étape importante sur la route des JO 2008 de Pékin où Arron envisage de figurer. Elle aura pratiquement 35 ans.

Pognon
A 22 ans, son voisin de Martinique, Ronald Pognon, est moins pressé par l’horloge biologique. Après la petite déception de Liévin où deux Américains (Leonard Scott et Maurice Greene) lui ont brûlé la politesse, le meilleur performeur mondial de la saison (6’’ 45) a terminé premier de sa série à Madrid, même si le meilleur temps de la journée est revenu à son principal adversaire, le Britannique Jason Gardener (6’’ 58), médaille d’or aux Indoor de Vienne en 2002.

Si Pognon incarne la génération intermédiaire sur laquelle reposent les espoirs sérieux de médailles à Pékin, Jean Galfione, 33 ans, joue à Madrid, et peut être cet été en Finlande, les ultimes feux d’une carrière marquée par une brève et intense période de plaisirs et beaucoup de galères. Vendredi avec un saut de 5,70 m, il s’est qualifié pour la finale, sa première depuis six ans. « J’y vais pour la baston », a-t-il promis.

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