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Le marathon de la Côte d’Amour, c’est fini !


Publié le samedi 20 novembre 2010 à 13h34min

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Rien ne va plus : jeudi soir, le bureau organisateur du marathon de la Côte d’Amour a jeté l’éponge. À cause du refus du Croisic de voir le départ se déplacer à Guérande...




Le constat

« Aujourd’hui, l’intérêt politique a pris le pas sur l’intérêt sportif qui nous anime. Pour être en accord avec notre éthique, nous nous retirons donc de cette manifestation ! » La réunion du bureau du marathon de la Côte d’Amour, qui s’est déroulée jeudi soir au Pouliguen, a été sans appel ! Elle a abouti à la démission du président Pascal Béranger. Mais aussi du vice-président Michel Nedelec et du trésorier, Claude Maudet, tous membres de Courir A La Baule, le club d’athlétisme organisateur de la manifestation. De plus, Gwénola Béranger-Courdier, la présidente, a aussi annoncé le retrait de Courir A La Baule de cette organisation.

La cause

Cette décision fait suite au refus exprimé par la commune du Croisic de procéder à un changement de lieu de départ pour l’édition 2011 du marathon. En effet, depuis 2 ans, un nouveau lieu de départ à Guérande avait été proposé, « dans un souci d’amélioration de la circulation sur la Presqu’île, d’une plus grande attractivité sportive du parcours, et afin de répondre à une baisse des effectifs du peloton qui souhaitait ne pas effectuer chaque année le même circuit ». Cette décision avait été « approuvée à la majorité par le bureau lors du débriefing de fin 2008 », laissant deux années supplémentaires jusqu’à 2010.

La conséquence

Face à cette « prise en otage du marathon par une seule ville et à la tournure politique que prennent les événements, sur fond de querelles de clochers », les membres de Courir A La Baule, refusent de « cautionner ce jeu politique ».

La défense

La maire du Croisic, Michèle Quellard, ne souhaitait pas que le marathon « bloque toute la ville » durant une demi-journée, pour respecter les commerçants : « Nous sommes dans une presqu’île, il n’y a qu’une route », souligne-t-elle. Jusqu’alors, le départ « limitait » en durée le « blocage » de la ville. Mais, avec le tracé 2011, Le Croisic était en milieu de parcours, et c’est « toute la matinée » que la ville aurait été bloquée. Michèle Quellard affirme : « Je n’ai absolument pas souhaité que le marathon s’arrête ». La maire était d’accord pour que le marathon évite sa commune, si le départ était ailleurs.

Le résultat

Tout en se retirant, Courir à La Baule a déclaré que si un club voulait organiser le marathon 2011 à sa place, il ne s’y opposerait pas. Cependant, une telle logistique ne s’improvise pas. Ce n’est sans doute pas le tout jeune club de marathon du Croisic, le Running-club, qui va avoir les faveurs de la ville du Croisic pour poursuivre cette destinée : il est tenu par Thierry Blanchet, un élu municipal... de l’opposition !

* Article publié par Michel Oriot


Voir en ligne : Ouest France

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