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Plus d’un milliard de Chinois derrière Liu Xiang

D 14 août 2008     H 13:35     C 0 messages


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Toute la Chine attend le sacre de son icône nationale au 110 m haies. Mais d’autres sommets rythmeront les dix jours de compétition.




Quatre ans. Cela fait quatre ans que la Chine attend ce moment. Depuis qu’un grand jeune homme svelte à l’allure adolescente a créé la surprise au stade olympique d’Athènes, en devenant le premier champion olympique chinois en athlétisme (sur 110 m haies), ses compatriotes ont rêvé au moment où il défendrait son bien sous leurs yeux. Faisant du jeune athlète une idole, la Chine a mis une pres­sion sans précédent sur un champion sur lequel reposent des attentes d’autant plus disproportionnées qu’il court dans l’une des disciplines où la densité est la plus forte.

En quatre ans, Liu Xiang a eu le loisir de mûrir en tant qu’athlète. Lui qui n’avait que 21 ans lorsqu’il est devenu l’empereur des haies hautes. Cette maturation lui a permis de battre le record du monde (12’’88), mais il en a été ensuite dépossédé (12’’87). Par un certain Dayron Robles. L’actuel détenteur du record du monde et le dominateur absolu de l’année 2008. Un Cubain de 21 ans, comme son adversaire chinois lorsqu’il a remporté l’or olympique en Grèce. Sportivement parlant, quasiment tout penche en la faveur de Robles. Non seulement il est plus rapide que Liu Xiang cette année, mais en plus le Chinois revient d’une blessure aux adducteurs et n’a que très peu couru.

Le premier tour ayant lieu lundi prochain et la finale jeudi, les haies hautes sont loin d’être bien alignées sur la ligne droite du Nid d’oiseau. Mais intox, petites polémiques et rumeurs ont déjà commencé. N’ayant pas défilé avec la délégation chinoise lors de la cérémonie d’ouverture, Liu Xiang met officiellement les bouchées doubles à l’entraînement pour accélérer sa convalescence.

Les louanges de Robles

Pendant ce temps, Dayron Robles expérimente à l’échelle chinoise, et donc dans la démesure, ce que Marie-Jo Pérec avait pu ressentir à tort ou à raison il y a huit ans lorsqu’elle avait atterri à Sydney pour déboulonner l’idole nationale du 400 m : l’Aborigène Cathy Freeman. Depuis que le Cubain a posé son pied magique à Pékin, il est serré de près par les équipes de la télévision chinoise, avec lesquelles il a fait preuve d’une grande habileté en leur débitant tout le bien qu’il pensait du pays hôte de ces Jeux olympiques et de son adversaire désigné.

Vu à travers la loupe chinoise, le 110 m haies est le point d’orgue de la semaine athlétique de ces Jeux. À l’échelle internationale, les haies hautes sont l’une des courses les plus attendues, au même titre que l’affrontement entre Tyson Gay et les Jamaïquains Usain Bolt et Asafa Powell sur la ligne droite, ou que la bagarre annoncée entre les deux Américains Jeremy Wariner et LaSchawn Merritt sur 400 m. Ou celle entre Kenenisa Bekele et Haile Gebreselassie sur 10000 m. Ou encore les évolutions en altitude de deux demoiselles chasseuses de records du monde : Elena Isinbayeva, qui a repris cette saison son ascension à la perche, culminant actuellement à 5,04 m. Et Blanka Vlasic à la hauteur, puisque la liane croate menace le record du monde de Stefka Kostadinova, 2,09 m franchis en 1987, auquel elle s’est déjà attaquée… 36 fois.


Voir en ligne : Le Figaro

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